Mariage d'Ellesya et de Lexhor

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Message par Ingeburge le Mar 14 Mai 2013 - 0:18

[Logis ducal, appartements d'Ellesya, puis en route pour la collégiale – tierce et personne ne sera à la bourre!]


Il y eut deux surprises qui tour à tout vinrent émouvoir Ingeburge et si celle-ci n'en était pas à en avoir les yeux brillants, elle n'en demeurait pas moins touchée et remuée.

La première fut du fait de sa filleule, qui, spontanément, vint lui donner un baiser sur la joue. C'était inattendu, frais et chaleureux, à l'image de cette jeune femme qu'elle avait vu évoluer, de plus ou moins près, et qui s'apprêtait à écrire un nouveau chapitre de sa vie. Cette marque d'affection qu'elle n'aurait su anticiper venait conclure un instant de partage précieux qui avait débuté dès lors qu'elle était entrée dans la chambre d'Ellesya. Il avait été alimenté par les interrogations de cette dernière, les réponses fournies par une marraine décidément bien loquace, les remerciements que cette mise au point avait suscités et s'était poursuivi par la remise de la couronne ducale. Ingeburge avait posé avec soin le cercle d'or sur le sommet de la tête de la jeune épousée, prenant bien garde à ne pas tirer de cheveux et veillant à ce que la bonne inclinaison fût trouvée et avait finalement arrangé quelques mèches çà et là avant de se reculer un peu afin de jauger l'ensemble. Si la perfection était le seul apanage du Très-Haut, la duchesse d'Amboise ainsi vêtue, parée et coiffée déployait des prodiges d'élégance et de beauté. Et donc, ce baiser impromptu et si touchant. Elle ne pipa mot, se contentant de fixer ses prunelles dans celles que posaient sur elle la Tourangelle et pour se donner une contenance, elle avait enfilé les gants passés à sa ceinture.

— Oui, allons-y.
Et la marquise de Dourdan emboîta le pas à la petite Valkyrie qui avait si bien poussé, non sans avoir au passage récupéré son coffret. Sur le seuil, l'on avait accueilli le comte du Tournel.

Là était la seconde surprise, encore qu'elle savait fort bien qu'il allait venir, qu'il devait venir et qu'elle le croiserait tôt ou tard. Mais voilà, si bien informée qu'elle fût de cette apparition, elle ne put empêcher son cœur de manquer un battement, comme à chaque fois qu'elle voyait son fiancé, qu'elle l'eût quitté depuis des jours ou seulement quelques minutes auparavant. Écartée l'appréhension de sa vexation, balayée l'idée qu'il eût pu lui en vouloir, à chaque fois qu'ils se revoyaient, il n'y avait que deux dans leur plus simple expression, à l'exclusion du reste, du monde et de tout ce qui les séparait tant. Oh, ils se querelleraient, et certainement aujourd'hui même, quand ils pourraient, affranchis des autres, se dire tout ce qu'ils avaient sur le cœur. Il lui reprocherait la Normandie, la facture; elle ne se laisserait pas démonter et brandirait figurativement le contrat auquel il avait souscrit. Mais pas maintenant. Maintenant, elle devait essayer de maîtriser les battements désordonnés de son cœur et tâcher de se rappeler que ce n'était pas la première fois ni la dernière qu'elle le voyait. Maintenant, c'était Ellesya, l'une des rares personnes sur laquelle elle était capable de se concentrer en dehors d'elle-même et de lui.


— Votre Seigneurie.
Les salutations furent usuelles : laconiques et distantes. Et si son cœur s'était ému à ne plus en être régulier, sachant bien qu'Ingeburge et Actarius avaient été séparés depuis des semaines, son visage adamantin lui demeurait impassible. Il y eut juste cette seconde où leurs regards se croisèrent, où tout se dit sans que rien ne pût être perçu et elle détourna les yeux quand derrière le Languedocien, elle remarqua son second garde de retour du parvis de la collégiale. le Lombard hocha simplement la tête et elle put dire à Ellesya :
— Le prince de Montlhéry est bien arrivé. Voilà donc pour moi le moment de vous laisser. Mais avant cela...
De sa main gantée, elle fit jouer l'ouverture de sa boîte et en tira l'un des deux bijoux qui y reposaient sur un lit de velours cramoisi. Elle le présenta à sa filleule, une fine chaîne d'or s'entremêlant à ses doigts auquel était accroché un médaillon délicatement ouvragé oscillant doucement dans l'air. Celui-ci, en vermeil, était frappé au revers des armes d'Amboise et à l'endroit d'une croix aristotélicienne, le bord extérieur étant entouré de cabochons d'améthyste.
— Voici un collier-reliquaire renfermant quelques cheveux de saint Bynarr sous le patronage duquel a été placé la collégiale d'Amboise. Je voulais vous le remettre avant la cérémonie de mariage, non pour que vous le portiez, mais en signe de protection. Vous pourrez le confier le temps de la cérémonie au comte du Tournel une fois parvenue dans le narthex.
Le bijou fut posé dans la main de d'Ellesya qu'Ingeburge serra un instant dans celle qu'elle avait de libre.
— Que le Très-Haut vous bénisse, ma très chère filleule.

Puis, après un dernier signe de tête, elle referma le coffret et prit la direction de la cour d'un pas pressé, aussitôt suivie des Lombards. Il s'agissait maintenant pour elle de rejoindre la collégiale dont les cloches tintinnabulantes se faisaient entendre. Tout le monde ou presque – puisqu'elle n'y était pas! – devait être entré désormais. Alors, elle força l'allure, une main arrimant fermement sa petite charge, l'autre soulevant le bas de sa houppelande, dans les limites que la décence, tempérée par la nécessité de se montrer pratique, impose. Il y avait trois raisons à cette hâte : prendre suffisamment d'avance sur Sya pour pouvoir admirer son entrée; faire comprendre au marié que c'était bon, ladite Sya arrivait; et glisser quelque chose d'autre au dit marié. Corridors, cour et autre cour furent avalés, l'édifice aux pierres claires était enfin en vue. Il fallut encore quelques foulées pour atteindre la parvis et là, Ingeburge se fit débarrasser et de sa cape, et du coffret. Pfiou, elle y était et un coup d’œil derrière elle lui permit de constater qu'elle avait pris suffisamment d'avance, assez notamment pour reprendre son souffle. Une minute ou deux suffirent qui furent mises à poser pour arranger voile, houppelande et empoigner son Livre des Vertus qu'elle cala contre son cœur. Entrant dans la collégiale, elle plongea aussitôt en signe de respect dans une profonde génuflexion avant de se relever et de remonter la nef centrale.

Qui était là, qui ne l'était pas? À dire vrai, elle n'en savait rien, ne regardant personne puisque ayant un seul but à l'esprit : le prince de Montlhéry. Dans son sillage, les deux Lombards désarmés avançaient à pas mesurés, ayant réglé leur rythme sur le sien et non sans amusement, Ingeburge pensa que l'Amahir qui avait les yeux tournés vers le fond aurait préféré y voir une autre apparition. Qu'importe, futur tonton aurait future belle-marraine comme hors d'œuvre, ce qui lui permettrait tout de même de tuer un peu le temps. Arrivée à hauteur de son com-pair, et non sans avoir adressé un salut du chef aux deux officiants, elle glissa un très formel :

— Votre Seigneurie.
Avant d'ajouter à mi-voix :
— Je quitte Ellesya à l'instant, elle est en chemin, elle vous arrive.
Puis, après s'être tournée vers le garde tenant le coffret, elle ouvrit le réceptacle de bois et y prit le collier-reliquaire. Elle le tendit ensuite à Lexhor et ajouta toujours en chuchotant :
— Votre fiancée vient de recevoir le même bijou de ma part, s'y trouve en son cœur une petite mèche de cheveux de saint Bynarr à qui est dédié ce lieu. Je vous le remets comme à elle à titre de protection.

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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Actarius d'Euphor le Mar 14 Mai 2013 - 2:41

[Logis ducal, devant les appartements d'Ellesya – tierce]

Ou pas. Car son regard distrait par ses pensées détailla finalement une réalité qui lui avait bien échappé auparavant. Un Lombard ! Les yeux rapaces du Phénix se posèrent sur lui s'assombrissant au fur et à mesure que la déduction évidente que cette présence amenait trouvait son chemin dans l'esprit tortueux jusqu'à la révélation. Elle était là. Derrière cette porte. Ce n'était pas prévu, vraiment pas. La contrariété refit surface et avec elle cette humeur ombrageuse qui avait animé les prémisses de cette cérémonie en devenir. La Prinzessin devait attendre et voilà qu'elle s'imposait à lui - réflexion de mauvaise foi de l'Euphor - pour mieux attiser sa colère.

Non, il ne rentrerait pas dans ce jeu. La Prinzessin attendrait. Pire, le comploteur de petit aloi fit preuve d'aplomb pour mettre une stratégie de bric et surtout de broc en place. Il ne laissait rien paraître, pas une once d'agacement et il se vengerait par la suite. Cette tactique, aussi boiteuse qu'elle pût paraître, comportait deux énormes avantages. Le premier de ne pas donner dans la scène de ménage avant le mariage d'amis proches. Le second, beaucoup plus délicieux, consistait à mieux faire mariner la belle Danoise avant de lui porter l'estocade, de vaincre avec panache et de défiler ainsi avec plus encore d'orgueil sur son char, coiffé de sa couronne de lauriers.

Souriant donc, rayonnant même, il porta ses yeux d'ocre brûlé sur la porte qui finit par s'ouvrir pour dévoiler la future mariée et ... "sa" future mariée. Et le Coeur d'Oc abaissa légèrement la tête en guise de salutations, geste qu'il ponctua d'un cordial "Votre Grâce" et d'un tout aussi cordial "Votre Altesse". Il offrit son bras, répondit d'un nouveau sourire aux remerciements. Puis, il y eut cet instant. Ces opales qui se perdirent dans ses iris de Sienne, ces iris de Sienne qui s'évanouirent dans ces opales. Plus de colère, plus de plan, plus de vengeance. Juste elle et lui l'espace d'un battement d'ailes de papillon. C'était leur moment, le seul qui importait. L'Euphor irait au bout de ses desseins, il aurait une réplique. Le tonnerre de leur passion incontrôlable gronderait avec fureur. Mais cet instant resterait. La Prinzessin, qui venait de s'estomper après avoir remis son présent, attendrait, mais pas le mariage. L'Euphor reporta son regard sur la Walkyrie.


Nous y sommes. N'ayez nulle crainte, tout se passera pour le mieux. Votre coeur s'agite et s'agitera de plus belle encore lorsque nous approcherons de la collégiale. Mais vous le verrez et alors une douce chaleur vous envahira, une profonde certitude. Elle balayera tous les doutes, toutes les craintes. Votre poitrine se taira lorsque vous ferez votre premier pas sur le dallage. Puis, elle se gonflera et de vos lèvres s'échappera le dernier souffle solitaire. Et alors vous saurez. Vous saurez qu'il ne pouvait en être autrement, que tous les chemins que vous avez pu prendre ne tendaient que vers ce moment-là. Lui ? Il brûlera devant la lumière que vous imposerez en son âme et alors, alors seulement, je vous abandonnerai à lui avec la certitude qu'il prendra soin de vous. Car c'est un homme bon et généreux. Car je l'ai connu face à l'acier de la guerre, là où l'on ne peut mentir, là où l'on est ce que l'on est et j'ai vu un homme bon et généreux, qui porte en son coeur de belles valeurs.

Il commença alors à marcher et reporta son attention devant lui. Le si bavard Comte du Tournel ne parlait plus. Il progressait avec assurance et confiance. Les mots n'auraient plus eu d'importance de toute manière. Son bras était là pour soutenir et le bras du colosse de Mende ne vacillait pas. Il avait été choisi comme support et il le serait jusqu'au bout. Son sourire s'évaporerait aussi sûrement que la rosée matinale lorsqu'il franchirait le parvis. Le Phénix s'éteindrait, rejoindrait l'ombre avec solennité et gravité, laisserait celle qui tenait à son bras s'épanouir, s'emplir de bonheur sans interférer par un mot ou un geste parasite. Muet, il lui souhaiterait d'être pleinement heureuse et avancerait dans la nef à ses côtés. Muet encore, il la confierait au futur époux et rejoindrait le rang. Mais ils n'y étaient pas encore et cependant qu'ils approchaient de la collégiale, il s'arrêta, posa sa main sur celle que son bras soutenait et osa un dernier regard plein de joie, un ultime sourire plein de sincérité. Sa main se retira, les yeux fixèrent la collégiale dans laquelle ils entreraient bientôt et il reprit sa progression. Silencieusement.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Keridil le Mar 14 Mai 2013 - 3:07

Les événements s'enchaînent et c'est grave la loose. Tout va très vite, tout le monde s'ébranle, la foule se masse, il se passe des choses dans les logis, il s'en passe dans la collégiale, dans les jardins, sur les routes. Trop plein de choses partout partout.
Mais Keri, lui, il est posté comme un couillon sur le parvis. Reprenons les choses depuis le début : il se pointe comme une mignonne fleur de printemps, tout glapissant-chantonnant parce qu'il est le témoin. Le jour n'a pas l'air franchement moche, y'a du beau monde et l'Amahir n'a pas perdu de sa sensibilité aux jolies gens, papa se marie avec une femme charmante et bien dotée, on forme une famille unie au possible, influente pour ne rien gâcher. Tout baigne tellement qu'on se paye le privilège de se croire d'un sang qu'on ne possède pas tout à fait. Sauf que bimbadaboumboumboum !
Keridil picole rarement. Ou un peu. Enfin il s'égare parfois dans un pichet de blanc bien frais et puis comme il a lui-même une épouse qui lui fait moult et moult misères, il essaye d'oublier. Et comme il a oublié qu'il a oublié, il réessaye d'oublier. Alors il se peut qu'un soir, sans faire exprès, il ait déboulé dans une taverne avec le nez rouge et qu'il ait susurré quelques obscénités à la duchesse d'Amboise a.k.a. fiancée de papa. La grosse te-hon. Sauf que de cet épisode apparemment éloquent, le duc de Chartres ne se souvient pas. Par conséquent, quand Lexhor enfile son manteau de père autoritaire, l'Amahir junior pique un fard. Il rougit de la pointe du pied qu'il a boiteux jusqu'au sommet de son front, et même sous ses cheveux courts et bruns. Du coup, un peu stoppé en plein vol, le voilà qu'il balbutie bêtement.


Je-abeubaouiptetbenjsaipopubabobibobu badaco'.

Le tout en un peu moins rapide, tout de même. Mais dieu merci, et comme nous le disions, la foule s'amasse. D'abord Xalta, que l'on salue bien amicalement, mais en silence. Derrière elle un cardinal : on détourne le regard, sottement, pour s'exclamer pour soi-même : Oh, une hirondelle !
Genre coucou-je-n'ai-pas-vu-qu'un-cardinal-romain-était-là. D'autres gens suivent, connus, pas connus. Orléanais, pas orléanais. De toutes manières, le duc de Chartres n'étant pas l'homme du jour, ce n'est pas lui que l'on s'empresse de saluer, et il est tout à fait heureux qu'il en soit ainsi. Les projecteurs, il a donné : c'est un coup à se sentir vieux à vingt ans. D'ailleurs, il a une fausse maîtresse, très dans le genre escort' qu'on est incapable d'honorer faute du démarreur nécessaire. Rappelons au chaland que Keridil a du recourir à quelques artifices pour engrosser sa nana.
Tiens, y'a des angevins. Des Lames, aussi.
Ce mariage est une vraie poudrière. Des angevins en Touraine à côté de Lames d'Amahir, des Pairs de France et des Cardinaux Romains. Manque plus que le Dauphin de France avec un membre du Fatum et on peut s'assurer qu'à la sortie de l'office, des feux d'artifice feront de jolies couleurs dans le ciel. A moins qu'on se soit tous étêté avant de sortir. Of course.
Jeneffe passe. Keri grogne pour lui-même un : "C'est ça, fais comme si on n'avait pas été GO tous les deux, vieillard."
Se faire snober c'est cool mais faupapousser naméo !
Le pompon c'est Miguaël. Comment a-t-il dit ? "Bonjour mess... votre Grâce, époux de Della et fils de Lexhor."
Ah ouais. Ah ouais quand même !
Keri Keri n'a d'existence que par sa femme et son père. C'est dur, la noblesse : un jour vous faites la renommée de votre Maison et le lendemain on se demande ce que vous foutez au mariage de votre propre paternel.

Il semblerait que la foule avance un peu, un peu, vers la nef, peut-être. Puis les frangins se pointent et là ça fait cling-cling tellement Keri fusille ses frérots de clins d'yeux. Il adoooore Gabriel et Arthur. Il les aime. Pour de vrai. A donf'. Même qu'il leur fait un câlin, tiens, en passant.
Je t'aime Arthur. Je t'aime Gabriel. Mais je t'aime Keridil ! Non hein. Surtout pas en public !
Oui, être adopté c'est aussi avoir la certitude qu'on est moins aimé que les autres malgré les dizaines d'efforts déployés par le père pour démontrer un amour sans limite au fiston. Parce que bon, Lexhounet, il l'aime sa Fouine. Si si, il lui a dit, déjà.

Sourire de circonstance : potiche mode enclenché. Mimine sur l'épaule de papa. Regard rivé sur le ciel, vers maman, pour pas l'oublier. Et c'est parti, Keri va gentiment poser son fessard au premier rang.

C'est quand qu'elle arrive, la marâtre ? Pas celle-ci, l'autre !
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Guillaume_de_Jeneffe le Mar 14 Mai 2013 - 12:39

[Juste avant l’entrée de Lexhor]

On s’assied où ? Mais là où on vous invite pardi. Même si le gamin – oui oui aux yeux du Flamand c’est ce qu’était Clotaire – lui est parfaitement inconnu. Mais vu que, de toute façon, on était censé garder le silence lors des mariages, s’il s’agissait d’un chiard en goguette, d’une insupportable nobliaud qui se croit déjà en haut de l’affiche ou de toute autre compagnie à laquelle on préfère la compagnie des cochons de Marchiennes, il serait possible de se la jouer impassible et de s’esquiver si tôt la cérémonie achevée. Guillaume prit donc la direction de ce banc où, à chaque pas, il voyait de moins en moins qui le jeune homme pouvait être mais de plus en plus qui étaient ses compagnons. Une jeune borgne aux côtés de laquelle il avait passé le mariage de Julien et Perrinne. Un baron avec lequel, si ses souvenirs ne le trompaient pas, il avait combattu le Berry et/ou jouté, et une dame qui devait être son épouse.

- Damoiselle, il semble écrit que nous devions nous rencontrer lors d’épousailles, dit-il s’inclinant dans un sourire affable. Baron Hoggendaffen, oui, ça aide d’avoir vécu aux marges des terres de langue germanique pendant ses jeunes années, heureux de vous revoir en des circonstances moins… martiales que d’habitude. Ma dame, mes hommages, et une inclinaison de plus, une ! « Messire, je dois confesser à ma très grande honte ne plus parvenir à me souvenir où je vous ai précédemment encontré ». Puis, fronçant les sourcils comme pour tenter de retrouver des traits connus sous le visage du Penthièvre : « Je crains que vous ayez là une preuve de mon âge et de ses ravages sur ma personne… »

Toutefois, invité et courtois, il s’assit à son tour. Un royaliste, deux Tourangeaux, deux Angevins – dont un encore incognito – sont sur un banc, qui va tomber ? Effectivement, un peu d’hérétique saupoudré et deux ou trois Romains et on serait près pour des noces sanglantes. Et dire que personne ne l’avait invité à déposer son épée…
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Alienor Vastel le Mar 14 Mai 2013 - 14:18

Même pas en retard ! C'est ce qu'un rapide regard apprit à Aliénor lorsqu'elle vit que la future épousée n'était pas encore arrivée alors qu'ils pénétraient dans la collégiale pour aller prendre place. Un soupir de soulagement, c'est qu'elle avait mis du temps pour se préparer -comme d'habitude, diront les mauvaises langues- dans l'auberge ambacienne où Aimelin et elle avaient pris leurs quartiers le temps de leur séjour à Amboise. S'assurant à plusieurs reprises que la robe de soie bleue brodée de fils d'or qu'elle avait faite confectionner pour l'occasion cachait bien, par ses plis savamment agencés, les rondeurs qui commençaient à se dessiner, que la fibule gravée de ses initiales fermait bien son corsage ou encore que le fin cercle de métal destiné à retenir sa chevelure laissée libre dans son dos y était bien posé.

En même temps qu'elle s'asseyait, la petite blonde balaya de ses pervenches l'assemblée déjà installée, reconnaissant ça et là quelques visages déjà croisés lors des joutes auxquelles ils participaient. Une petite lueur brilla dans ses yeux à cette dernière évocation, alors que revenait la pensée de celles qu'ils avaient organisées à Etampes, presque trois mois auparavant, et au cours de laquelle le futur marié avait fait cette demande en mariage qui voyait sa concrétisation en ce jour. Combien ils avaient été heureux alors pour Ellesya, pour le bonheur qui s'ouvrait à elle auprès d'un homme qui la chérissait aussi visiblement, et qui avait touché son coeur, et la conversation qu'ils avaient pu avoir avec elle par la suite les en avaient convaincus.

Un fin sourire apparut alors sur ses lèvres alors qu'elle adressait un regard en coin à son fiancé. Parce que, de ces fameuses joutes, et si seul leur entourage proche en était pour l'instant informé, elle en avait un autre souvenir. Et elle posa sa main sur son ventre pendant que la jumelle serrait doucement celle d'Aimelin et qu'elle ne put se retenir de lui voler un léger baiser.

Avant de se retourner vers l'entrée de la collégiale, attendant d'y voir apparaître Ellesya, ce qui marquerait le début de la cérémonie.

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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Hans le Mar 14 Mai 2013 - 14:49

Hans laisse poindre un léger sourire en écoutant les murmures de son épouse, imaginant fort bien de quoi elle est capable. Pour toute réponse, il se contente pour le moment d’entremêler ses doigts aux siens et de lui caresser doucement la main. S'il renchérit trop vite la situation pourrait rapidement devenir intenable, et la cérémonie n'a même pas encore débuté...

C'est à ce moment qu'un nouveau comparse décide de venir se joindre à la bande. Le baron de Ligueil a déjà croisé l'homme, et le salue sans réticence. Sans trop le connaître, il a pour lui une certaine estime, supérieure en tout cas à la moyenne qu'il accorde au reste du genre humain, qui, il faut l'avouer, est un point de référence relativement bas. Bien entendu en le côtoyant d'avantage il lui trouverait probablement bien des défauts et des travers, dont assurément un coupable manque de sens critique à son goût, comme tout bon royalo qui se respecte, mais pour l'heure il n'est pas gêné par sa présence, ni mécontent de le revoir.

Ce n'est plus un carré maintenant, c'est une brochette. Et quelle brochette! Le dernier arrivant relavant ostensiblement le standing de l'endroit. Ou comment le lieu théoriquement le plus à l'écart et oublié possible devient peu à peu le plus branché, celui où il faut être et où les choses se passent. Oublié le coin discret des profils bas, on passe au banc des cancres du fond de la classe. Peut-être qu'un destin facétieux a ainsi regroupé tous ceux que la presque neo-princesse devrait avoir à l'oeil pour le calme de ses noces.

Mais au fait, quand est-ce qu'elle se pointe enfin la principale protagoniste de l'histoire? Parce que bon, si les longues phases d'attente font intégralement partie du côté traditionnel de l'évènement, faudrait pas que le vieux maître d'arme y trouve trop à redire et rajoute ce manquement à sa liste de récriminations et de choses à faire subir à son impudente élève...

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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Gailen le Mar 14 Mai 2013 - 15:50


Vous devriez demander à Sa Grâce Lexhor, peut être connait-il quelqu'un.


La phrase qui tue , ou comment recentrer le débat en quelques mots. Oui, c'était les noces d'Ellesya et Lexhor, il suffisait de voir le nombre incalculable de jeunes paons faisant la roue et de dindes se pavanant dans l'assemblée pour s'en rendre compte. Ce cheptel d'adeptes de la parade ennuyait Gaïlen au plus haut point. Ces gens n'étaient aux yeux de l'Arduilet que des parvenus grâce à la noblesse de complaisance qui voulaient se faire un nom par le paraitre plutôt que par les actes. Le jeune Comte n'avait pas envie de rencontrer le futur époux ni la ribambelle de parasites qui lui servaient de cour. Il n'avait pas oublié que Leanore était une des seules personnes à être venue vers lui lors des joutes qui pourtant étaient données en son honneur. Mais par politesse, pour tenir son rang et surtout par amour de sa marraine il devrait tôt ou tard aller saluer le marié et sa suite.


Vous savez le Duc d'Alluyes ne fait pas partie de mes proches et je pense ne même jamais lui avoir adressé la parole, donc je chercherai ailleurs mais merci de vos conseils.

Oui, Gaïlen devait se tenir à carreau. L'épisode Carlotta résonnait encore à Amboise et il n'avait pas intérêt à le rééditer. Il sourirait, et serait poli avec tous ceux à qui il serait présenté.puis, qui sait, il ferait peut-être d'agréables rencontres.


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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Yolanda Isabel le Mar 14 Mai 2013 - 16:44

Elle n'entend pas ce que la baronne dit, pas parce qu'elle ne l'écoute pas, mais parce qu'elle n'écoute plus rien tout simplement, du reste, elle s'est arrêtée au sourire qui la ferait rayonner.

Mais avant, elle rayonnait, avant, on ne voyait qu'elle, elle en est convaincue, mais voilà, les gens qui l'aimaient sont morts ou sont partis, d'autres lui en veulent éperdument, certains lui ont tourné le dos, et pour les autres, elle ne leur a pas demandé leur avis, ne reste que Clotaire, à lui, elle sourit régulièrement. Mais puisqu'elle est ici, c'est bien qu'on l'aime, n'est-ce pas ? C'est bien qu'Ellesya l'apprécie en dépit de sa requête pitoyable. Un soupir de soulagement à savoir que la nature humaine est plus douce qu'on ose le concevoir, alors oui, comme en réponse aux propos de la baronne, elle sourit, doucement, et la caresse délicate de Clotaire sur sa main y est pour quelque chose aussi.

Quant au nouvel arrivé, elle bascule la tête sur le côté pour le voir et répondre d'un signe de tête à son salut avant de lâcher d'une voix fluette.


- « Attention, derrière vous, un chiot ! »

C'est de la moquerie, oui, gentillette mais de la moquerie quand même, et le tout, avec sérieux. Attention Jeneffe, à tout moment, tu peux t'faire becqueter ! Et là, au milieu de ces gens qui n'auraient jamais du être assis au même endroit tant ils sont dissemblables, il lui semble que pour la première fois depuis quelques jours, elle est en paix. Voilà ce qu'a toujours été sa vie, voilà ce qu'on lui a inculqué et qui a été sa perte mais bien des fois, la source de sa tranquillité : l'ouverture d'esprit et la diversité.

Mais bon, faut pas déconner, elle en est pas arrivée au stade où elle apprécie les mainois.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Sancte Iohannes le Mar 14 Mai 2013 - 16:51

Le réveil a été difficile. D'ordinaire assez matinal, ce matin là, il s'est surpris à dormir comme un sabot. Ainsi arrive-t-il en retard et s'en excuse auprès de la demoiselle qui l'accompagne, qui a réussi, une fois n'est pas coutume, à arriver plus en retard que lui. Ainsi, ne perdent-ils pas de temps, et subséquemment à son entrée dans la collégiale au bras de Davia, à qui il offre un sourire équivoque en réaction à ses bons mots, Iohannes s'installe avec elle aux côtés de la graine de Comte et du médecin royal. D'ailleurs, les traits du jeune homme étaient si fins, qu'il aurait pu être en droit de se demander qui était le Comte et qui était la dame. En acceptant de venir en Touraine, il a laissé derrière lui, assurément, son Quercy natal, et il s'agit là pour lui d'une aigre séparation que la vue de quelques connaissances amicales et la compagnie de Davia ne sauraient compenser totalement. Heureusement, il surprend, comme une perche tendue par le destin, une discussion qui l'arrache aux lisses salutations d'usage, et dont il ne se prive pas de saisir en plein vol, de ses grosses pattes de docker.

Gailen_d_Arduilet a écrit:Peut-être me faudrait-il engager un maître d'armes. En connaissez vous un bon à me recommander ?

« Je ne vous serais d'aucune utilité, je crois, dans l'apprentissage des codes sociaux propres à votre qualité, monsieur le Comte, mais pour ce qui est de vous apprendre à vous battre avec l'élégance racée du gentilhomme couplée à la ruse madrée d'un vil mercenaire adepte des règlements de compte nocturnes, eh, je le puis. Si cela vous intéresse, bien sûr, et si d'aventure vous me pardonniez cette brutale intrusion dans votre discussion. »
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Gailen le Mar 14 Mai 2013 - 18:40

Alors que la conversation s'embourbait une voix vint couper la parole à L'Arduilet.


Se tournant vers l'auteur de ces paroles, il le fixa avec un certain mépris. Le lionceau avait beau ne pas aimer les mondanités et autres concours d'apparat, il n'en avait néanmoins reçu une certaines éducation ayant laissé des séquelles. Il détestait les impolitesse et cet inconnu qui se permettait de l'interrompre c'était à ses yeux un bel exemple de cet art détestable.
Impulsif, le petit l'était, ceux qui l'ont déjà vu à l’œuvre à Amboise ou ailleurs le savent, sans doute un des effets de l'hérédité. On n'est pas le petit fils du "Taureau furieux" sans en garder quelques séquelles génétiques. Aveuglé par cette spontanéité qui pourrait vite virer en colère, Gaïlen ne prit pas la peine de regarder de plus près l'homme qui lui parlait. Il ne vit pas non plus Davia qui l'accompagnait. non, la seule chose qu'il pût faire c'est répondre avec fermeté et spontanéité .


D'élégance, monsieur, j'ai bien peur que vous en manquiez cruellement. Avant de vous mêler de façon si cavalière de mon propos, j'aurais aimiez que vous essayez d'en comprendre le sens. Je ne cherche pas un vulgaire mercenaire pour m'apprendre quelques belles passes à l'épée ou à poignarder un pauvre soldat dans le dos, j'aurais grand aise à trouver ce genre dindividu dans mes Flandres natales. Elles en regorgent. * Il y en a même un qui est comte*. Non monsieur, je cherchais pour l'heure *et même si j'ai également cruellement besoin d'un homme capable de m'apprendre à tenir une épée ce que ce vieux sénile de Jeneffe n'a pas compris* un mentor pour m'apprendre le noble art de la joute.

Mais au fait, ne devriez vous pas commencer par vous présenter ?

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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Lexhor le Mar 14 Mai 2013 - 19:26

Alors que Keridil se plaça sur le premier ban à la droite de l'autel, Lexhor vit arriver, à pas pressés, le duc de Beaugency et son épouse, à son grand soulagement. Son second témoin était donc arrivé et personne ne subirait le courroux de la mariée. Il salua son ami et sa jeune femme et échangea quelques paroles avec eux.

Mais déjà apparu dans l'huis sa ténébreuse silhouette de la marquise de Dourdan qu'il regarda avec une grande interrogation. Il était impossible qu'elle soit en retard, ce qui signifiait donc que c'était elle qui jouait le rôle d'éclaireur, annonçant l'arrivée imminente d'Ellesya. Mais alors, qui la conduirait à l'hôtel ?
Ingeburge arriva seule alors qu'il l'imaginait arriver au bras du comte du Tournel. Serait-il en retard au risque de déclencher l'ire de sa fiancée ? Peu probable, connaissant l'homme et sa rigueur. Il ne pouvait donc n'y avoir qu'une explication.

Lexhor songea à demander éclaircissements à la marraine et témoin d'Ellesya qui se portait justement à sa hauteur mais il se ravisa. Il ne lui restait que quelques instants, minutes tout au plus, avant de le savoir.
Et puis la danoise prit rapidement la parole. Il s'inclina alors et l'écouta après s'être légèrement penché vers elle.


Votre magnificence.

Il prit le collier dans sa main, prenant bien garde à éviter de toucher la sienne et l'examina avec attention avant de lever les yeux de nouveau vers elle. Il lui adressa un léger sourire.

Grand merci... Cruelle envie de familiarité, touché par le geste et ému au regard des circonstances du moment, et de l'appeler par son prénom.

...vôtre seigneurie. C'est une attention qui me touche sincèrement.

Il enroula le collier dans sa main droite de manière à conserver le reliquaire dans sa paume, puis la referma.
Il tendit sa main gauche vers le premier rang à la gauche de l'autel et s'inclina.


Prenez place je vous prie. Encore merci.

Il hocha la tête, sourit plus franchement puis laissa la marquise s'installer et se redressa, regardant de nouveau vers l'entrée de la collégiale.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Lucie le Mar 14 Mai 2013 - 19:50

En retard ou comment se retrouver à nouveau dans l’arène à accompagner un petit Comte. Sauf que cette fois-ci la Brune était sacrément en retard. Un peu perdue, un brin dépitée, elle se faufila avec discrétion dans l’édifice, se calant dans un coin sombre, espérant retrouver Gailen le plus rapidement possible. Au pire, elle se ferait toute petite si jamais sa recherche se révélait être un échec. Machinalement, elle joua avec les plis de sa robe qui se trouvait être d’un bleu relativement clair. Simple mais raffinée, comme toujours. Ses ébènes fixaient les visages qu’ils croisaient adressant un léger signe de tête ou un sourire, quand tout à coup elle reconnue sa filleule au bras du Dauphin. A peine le temps de bousculer gentiment deux trois personnes pour aller les saluer que déjà une voix bien connue de son ouïe se fit entendre. Il était là le lionceau, en train de montrer légèrement les crocs, ce qui fit sourire le Chevalier. Au lieu d’intervenir, Lucie se plaça en silence à côté de Davia.

Il a toujours le don de faire sortir les gens de leurs gonds. Ça ne m’étonnes pas qu’il ait plu à ma nièce, ni que tu le suives.

Pour sûr, il ne dépareillait pas avec cette insolence particulière qu’avait sa famille à ses heures. Ce n'était pas pour autant qu’elle comptait resserrer les liens familiaux ou faire des ronds de jambes particuliers ceci dit. Le constat s’imposait juste à elle, à cet instant.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Ellesya le Mar 14 Mai 2013 - 20:17

Par bonheur pour les deux mioches de sa famille, le statut de chef de famille ne permet ni de lire dans les pensées, ni d'entendre à distance. Dans le cas contraire, l'un pour sa mauvaise foi, l'autre pour sa morgue inacceptable, elle les aurait rétréci d'une tête au fil de Glace. Puis aurait pris la décision qu'il faudrait dorénavant noyer tous les rejetons mâles de cette famille et instaurer pour de bon un Matriarcat. Mais par bonheur pour eux, Sya était seulement en chemin vers la Collégiale et l'esprit tout tourné vers les paroles que lui avaient adressé Actarius. Elle n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait à l'intérieur. Elle espérait seulement que cela serait comme le tableau qu'elle se représentait dans son esprit un peu maniaque en ce jour. Elle serait la dernière touche à apposer sur la toile.

Quand Ingeburge s'en était allée, elle était restée muette devant le présent qu'elle lui avait fait, persuadée qu'elle ne pourrait maintenant plus être qu'un piètre témoin pour la Marquise, mais se réjouissant aussi d'un si précieux et aimable cadeau. La Marraine de la Walkyrie et de la Merveille ne s'était pas non plus refermée quand elle avait osé toucher sa joue, ce qui était aussi une joie profonde pour la jeune femme. Elle l'avait donc laisser partir juste accompagnée d'une enième merci, sincère.

Puis son attention fut tout à fait acquise à l'Euphor. C'était le genre rare d'homme qui lui aurait plu, mais il n'y avait nulle ambiguïté dans son affection grandissante, sinon jamais elle ne lui aurait demandé d'assumer le rôle qu'elle ne pouvait plus demander à qui que ce soit dans sa famille de sang. Peut-être Anthoyne mais justement, pas sûr qu'il l'aurait menée jusqu'à l'autel, alors elle avait soigneusement évité de lui demander.

Elle avait failli rétorquer à Actarius qu'elle était sereine et qu'il s'imaginait bien des choses sur ce qu'elle ressentirait. Mais il avait dit vrai et elle sa retenue qui lui avait évité de passer pour une sotte car son coeur battait la chamade à chaque pas les rapprochant la Collégiale.

Ce n'est que quand il posa sa main sur la sienne, aux portes du lieu consacré qu'elle se rendit compte qu'elle était restée muette tout le parcours.


C'est parce qu'il a su conserver ces qualités des belles âmes alors que d'autres se fourvoyent dès qu'une couronne est posée sur leur tête que je l'aime chaque jour davantage.
Enfin... pas seulement.
Mais j'aurais opté pour l'ordination plutôt qu'un mariage autre que d'amour, alors je suis sûre de moi.


Ils entrèrent dans l'édifice religieux restauré depuis quelques années, tout en dentelles de tuffeau.
Et durant un instant, elle eut envie de mettre tout le monde dehors, pour n'être qu'avec son promis et les officiants, tout en intimité. Puis elle vit un visage, puis un autre, et encore d'autres, et se rendit compte qu'ils auraient tous ou presque été des exceptions et seraient restés auprès d'eux. Alors elle se rasséréna et son regard se porta vers son futur époux auquel elle sourit doucement bien qu'elle fut encore un peu trop loin de lui.
Il n'y avait eu aucune annonce dans le royaume. Juste la publications des bans dans leurs paroisses. Et des invitations privées. Ainsi, il n'y avait que des amis, des proches, de la famille. Ainsi que quelques cavaliers non annoncés, comme autant de surprise.
Il n'y avait aucune volonté mondaine dans le choix des personnes conviées, juste des liens, de sang, de coeur, d'amitié...

Alors, elle laissa son pas accordé à celui du Comte et Pair pour aller prendre la place qui était la sienne en ce jour. Elle ne faisait pas attention aux visages des personnes leur ayant fait l'honneur d'être présentes. La réception qui suivrait lui permettrait de tenter d'aller voir chacun.
Pour l'heure, seul importait Lexhor, cherchant à deviner aussi tôt que possible ce qu'il ressentait et pensait d'elle, dans la belle robe qu'Aemilia lui avait confectionné dans un riche brocart, bordé d'hermine, ceinturé d'or et au tassel peu ordinaire puisqu'il était de voile comme elle en avait exprimé le souhait, abandonnant sur un détail la sagesse qui devait être sienne.



Toujours pour plaire à son futur époux, elle avait laissé ses cheveux libres d'entrave si ce n'était sa couronne ducale qu'elle arborait pour la dernière fois. Et pour elle-même, elle portait sur sa gorge le pendentif que lui avait légué sa mère qui l'avait reçu elle-même de Kreuz, l'homme qui avait été jusqu'à ce jour le plus important dans la vie de la jeune femme et qui l'avait affublé du surnom de Walkyrie, alors qu'elle-même l'avait dénommé Tyr, le Dieu manchot. Les absents semblèrent envahir son esprit, tout à coup. Leur absence, qu'elle avait fini par apprivoiser douloureusement, lui blessa un instant le coeur. Alors son regard gris se porta sur l'homme qui l'accompagnait, vers ses témoins, les officiants et son prince. Et elle n'eut pas besoin de se retourner pour regarder chaque personne présente. Aujourd'hui, c'était l'avenir qui était à l'honneur. Mais point d'avenir sans passé, alors elle respira longuement pour calmer son esprit et accueillir le souvenir des défunts. Les doigts dégantés de sa main libre serraient doucement le pendentif-reliquaire.

Mais ils étaient déjà parvenu à la hauteur du Duc d'Alluyes. Alors Ellesya desserra les doigts et déposa la relique à Actarius comme le lui avait conseillé Ingeburge et lui offrit un sourire, léger mais rayonnant. Elle souffla encore un discret remerciement. Un signe du chef à Ingeburge et Miguaël, un sourire aux officiants. Puis ayant jugé l'avoir fait assez languir, un doux sourire à son fiancé.


Tu es très élégant...

Point de piques ou de bravades, ni de déclarations mielleuses, mais un compliment sur un ton doux, pour dénouer sa gorge et faire croire qu'elle était parfaitement sereine.
Le regard vif argent était bien assez expressif en cet instant pour la trahir.
Alors, ses mains se tinrent l'une l'autre sur son giron et son visage se tourna vers Xalta. L'heure était à célébrer un sacrement...

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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par leanore le Mar 14 Mai 2013 - 20:46

Oups...... La gaffe. Léanore rougit de son ignorance. Elle pensait sincèrement qu'une fois deux personnes promises l'une à l'autre, aussitôt l'entourage familial suivait automatiquement.
Elle déglutit un peu, tenta de cacher la rougeur due à sa bévue. Fort heureusement, ou malheureusement, cela dépendait de quel côté on se plaçait, une voix derrière eux s'immisça dans leur conversation.

Léanore se retournant vit Davia et à ses côtés le dauphin. Le jeune comte lui ne semblait pas le connaître et sortit ses griffes léonines. Soudain elle fut curieuse de savoir comment se terminerait la confrontation et se dit qu'il y aurait là déjà une leçon à tirer, elle qui n'avait pas l'habitude d'évoluer dans ce milieu, elle ne connaissait pas vraiment les codes. Pour elle, simple dame, anoblie par la bienveillance de Kalimalice qui avait posé son regard sur elle, les choses étaient simples : elle devait respect à toute personne au-dessus de sa condition, et ce respect allait même jusqu'aux simples gens parce qu'ils étaient tout simplement des personnes, des êtres d'ARistote. Interrompre et s'immiscer sans être convié était inconcevable. Mais cette règle s'appliquait elle au dauphin ?

Elle resta donc silencieuse, jetant un regard autour d'elle. Petit à petit les invités se taisaient et les regards se convergèrent vers l'entrée de la collégiale.

Ellesya faisait son entrée....
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Davia Corsu de Volvent le Mar 14 Mai 2013 - 20:50

Ce qu'il a de bon dans le fait d'être une femme, c'est qu'une fois accrochée à un bras masculin, on a bonne contenance, d'autant qu'une légère impulsion à ce bras peut faire passer beaucoup de choses. Par exemple, une petite crispation de la paume peut signifier, son approbation ou au contraire, sa désapprobation, en fonction. Le fait de broyer le bras pourrait aussi signifier l'angoisse où la torpeur. Sans parler d'un grand coup dans les côtes, qui pourrait vouloir dire : "non mais vous vous croyez où là?" Si Davia avait pu, sans doute aurait-elle opté pour la troisième option, mais foutre un coup de coude dans les côtes du Dauphin aurait eu plusieurs conséquences fâcheuses. La première est que son coude malheureux se serait broyé sur l'acier ce qui lui aurait sans doute valu de pousser un fameux juron et, deuxièmement, elle aurait certainement hérité d'un grand coup de pied delfinesque pour la remettre à sa place, à savoir la place d'une petite mercenaire à sa solde. En gros, Davia n'avait qu'un choix: la boucler.

Et en bonne jeune femme bien éduquée, c'est ce qu'elle fit avec la plus grande classe qui soit et bien qu'elle n'en pensa pas moins. Elle inclina la tête, saluant amicalement Léanore et fit un sourire tout à fait charmeur à Gaïlen.


Léanore, décidément, nous nous croisons chaque fois bien trop brièvement.

Oh, mon cher comte, quel bonheur de vous revoir! Je suis tout à faire ravie de pouvoir vous croiser de nouveau.


Grosse buse, c'est le mariage de sa marraine, tu t'attendais à quoi?!

Un léger frémissement de sourcil prouvait sa nervosité. Là, à cet instant précis, elle se rendit compte qu'avoir demandé à Sancte de l'accompagner était LA chose à ne pas faire. Mais maintenant, on y était, elle n'avait qu'un choix. Assumer! Elle se para donc de sa bouille la plus mignonne, de son air le plus gentillet parce que oui, à défaut de minauder, elle pouvait bisounourser.

Vous connaissez son Altesse Sancte Iohannes Von Frayner, notre Dauphin?

Et si vous ne le connaissiez pas, bienvenue dans son monde! Si elle avait pu, elle aurait applaudit l'à propos du jeune homme qui lui rappelait définitivement Cyrielle, cinglant et percutant, avec classe. Elle esquissa un sourire. Une voix connue et aimée ramena un peu de naturel dans son attitude un peu pincée.

Lucie...

Sa marraine, une des rares qui la comprenait et qui acceptait ses choix sans lui tourner le dos. En réponse, la brune corse soupira.

Oui, il a l'art et la manière... Il faut croire qu'on aime ça!

Elle lança un regard complice à son amie Chevalier et déposa un baiser sur sa joue, l'air soulagé, lui murmurant:

ça fait du bien de te voir.

Mais déjà l'épousée entrait. Splendide dans sa robe de mariée, nul doute, Aemilia avait du talent et Ellesya avait belle prestance. La jeune femme observa un instant la duchesse rejoindre le pair. Les dernières noces auxquelles elle avait assisté étaient justement celles du Dauphin. Elle eut alors une pensée pour Catherine et un étrange sentiment la parcouru alors qu'elle resserrait sa main sur l'acier si froid.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Sancte Iohannes le Mar 14 Mai 2013 - 21:03

Eh bien voici comme qui dirait de la graine d'héritier pas piquée des vers. Le Von Frayner a pourtant connu des jours plus décriés que celui-ci, et s'il se doute bien qu'au sein d'un mariage où les Cardinaux-Traîtres à la France sont les bienvenus, sa présence risque de ne pas apparaître aux yeux du tout-venant comme une bénédiction. Face à la réponse sèche de l'Arduilet, il ne peut que l'envelopper d'un regard de brume, où une condescendance amusée se partage avec un dédain émaillé d'une ironie discrète, avant d'obliquer vers sa voisine.

« Cela hérite d'une Couronne, et cela croit porter l'auréole. Croient-ils tous encore à son âge, que les Césars se comptent parmi les Chérubins ? »

Il adresse un hochement discret de la tête à Lucie qu'il connait déjà, pour déporter de nouveau son attention sur le jeune Flamand qu'il tient naturellement pour être un auguste petit con. Il met assez d'éclat dans le regard et suffisamment de sucre dans le mot, pour que l'ingénu supposé ait des chances de prendre cela pour de la considération.

« Je vous prie de bien avoir la bienveillance de pardonner mes manières cavalières, monsieur le Comte. J'ai par trop été habitué à ce que mon nom soit devancé par ma réputation, et voyez-vous, cela me joue encore de fâcheux tours. Puissiez-vous ne pas m'en tenir ferme rigueur, car il ne saurait y avoir d'offense réelle, sans volonté délibérée d'offenser. Je suis Sancte Iohannes von Frayner, Dauphin & Chevalier de France, Prince de Clichy, Comte du Lavaur, seigneur de Labastide San Peyre, d'Eyrignac, et de Donvalier, ravi de faire votre connaissance. »


Dernière édition par Sancte Iohannes le Mar 14 Mai 2013 - 21:04, édité 1 fois
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Perrinne le Mar 14 Mai 2013 - 21:03

[Tierce ... Ou presque]

Certes, ils s'étaient arretés dans une auberge proche. Certes, ils y avaient prévu de s'y préparer dignement... certes.
Mais.... n'est pas jeune marié qui veut. Et qu'importent alors le rang et l'heure, qu'importent donc, quand d'autres domaines se retrouvent bénis. Pris dans cette spirale, ils eurent bien besoin de faire un nouvel arret dans la chambre de Brocart gueules tendues, impressionnante tout autant, qui leur avait été réservée. Et comme à chaque arret... l'imagination allait bon train.

Heureusement, l'auberge avait permis un bain. Heureusement, elle était accoutumée des changements de tenues et des coiffures adéquates. Et surtout, la mode d'un ancien temps qu'elle affectionnait lui permettait tout chiffonnage éventuel qui en un tour de passe passe pouvait se dissimuler. Ainsi, sur la cote échancrée légèrement froissée de fin tissus moiré de sinople sombre, elle enfila un surcot de velours émeraude finement travaillé frais sorti d'une malle. Merci le velours qui bien travaillé fait des miracles en la matières. Pour cloturer, elle serra celui-ci d'une ceinture ouvragée tenue de sa famille. Restaient les cheveux, mais là aussi, l'astuce existait : le voile de mollequin fin et un circlet ouvragé. "Quelques" coup de peigne et de brosse, quelques tresses laissées libre, la coiffe ainsi formée, ni vu ni connu, nul n'aurait pu deviner que quelques instants avant, c'était une blondinette échevelée qui s'était présentée au logis des vertus. Son compagnon et maintenant mari ayant fait de meme et lui ayant servi de "soubrette" au passage moyennant quelques tapettes, et claquements de langues, ils finirent par etre prets.

C'est alors subrepticement qu'ils se glissèrent à l'intérieur de la collégiale, adressant des sourires et des saluts lointains à tout qui marquait un signe de reconnaissance à leur égard, les salutations plus formelles devant attendre maintenant car l'on sentait à la tension montante et subtile piétinement du futur marié que le moment était proche.

Cependant alors qu'ils passaient près d'un groupe leur tournant le dos, elle entendit un leger murmure qui eut pour effet de la faire pouffer, et bien vite porter la main à sa bouche pour l'y mordre afin de réprimer le fou rire qui la prenait. Quel était ce murmure?
Un simple " « Attention, derrière vous, un chiot ! ».
Mais il avait suffit à la replonger 2 jours plus tot et retrouver le petit nuage sur lequel elle évoluait depuis.

Mais bien vite, s'avanca l'éminence de glace, et la mariée suivit de peu.

Ellesya...
Comment le petit "lutin" entrevu de loin dans un nid d'aigle un jour avait-il ainsi pu grandir dans un tel environnement et maintenant évoluer avec une telle aisance dans le domaine d'Amboise ?
Elle était encore au stade de la découverte de cette belle demoiselle qui bientot prendrait le statut officiel de femme. Cependant, une affinité naturelle semblait exister entre elles. Devait-elle en remercier les defunts qui de la-haut avaient certainement un oeil sur leur progéniture qu'elle soit biologique ou d'adoption. Tout les opposait et pourtant... L'une avait eu 3 austères cardinaux pour veiller à son éducation religieuse, l'autre une ancienne servante à la cuisse legère devenue cardinale "par hasard". De leurs pères, elle connaissait trop peu Rassaln pour en juger. Mais l'enjoleur chasseur de jupons dont elle partageait le sang était suffisamment particulier dans l'éducation qu'il avait prodiguée pour qu'il l'étonna qu'un autre père l'imite. D'ailleurs, son statut de batard, meme si finalement adoptée en témoignait. Et finalement, si l'une avait une louve pour mère, l'autre avait vécu dans l'ombre d'une renarde. Tempérament différents, qui les avaient plus que probablement opposées quand elles occupaient de hautes fonctions toutes deux. Tout les opposait... vraiment.
Pourtant le respect était là, et était là déjà pour la génération précédente. Génération qui de pensées en réflexion l'amena à une idée. Idée dont elle devrait faire part à Ellesya en d'autres circonstances.
En effet, elle possédait quelque chose ayant appartenu à la Louve....

Mais Ellesya était maintenant au coté de Lexhor, la noce commencait.
Sa main se resserra sur celle de son époux, avec peine, elle se retint de poser la tete sur son épaule, et fixa le coeur de la collégiale.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Lexhor le Mar 14 Mai 2013 - 21:54

Alors que l'encadrure de la porte de la collégiale ne laissait toujours apparaître que le parvis et l'horizon, et rien d'autre, Lexhor sursauta un instant. Son regard s'était perdu dans le vague et il fut tiré de sa torpeur légère par des mouvements provenant de l'extérieur. Elle était là, cette fois !
Un léger sourire éclaira le visage du Prince qui lâcha presque un rire. Ellesya était bien au bras du Languedocien qui avait donc pour rôle de la mener à l'autel. A cet instant le presque duc d'Amboise comprit la volonté farouche de le faire se limiter à deux témoins, pas plus, l'obligeant cruellement à faire un choix restreint et compliqué. Lors de son premier mariage, il avait bien cinq ou six témoins.
Son regard brun ne quitta, dès lors, plus sa promise qui se rapprochait, pas après pas, de lui.
Sa robe était magnifique, nulle surprise. Il connaissait le talent de sa fille et lui avait fait totalement confiance pour sa tenue, tout comme Ellesya. Lorsque l'on avait à son service ma meilleure couturière du Royaume, il était naturel de la mettre à contribution. Et elle avait bien oeuvré, constatait Lexhor, voyant Ellesya progresser avec la grâce qui la caractérisait au sein de l'allée centrale.
Son sourire s'élargit à mesure qu'elle avançait vers lui, escortée par Actarius qui tenait la symbolique et lourde charge de protecteur en ce jour important.
Il n'avait que quelques instants pour graver ce moment dans sa mémoire et profiter de la beauté du spectacle qui lui était offert. Sya avait les cheveux relâchés, courant sur ses épaules. Elle le connaissait bien et avait songé à tout, jusqu'au moindre détail.
Il prit une intense respiration, alors que l'impatience grandissait peu à peu. Mais bien vite elle fut à ses côté, et ils offrirent à leurs invités un tableau reflétant d'un accord parfait entre eux.




Son sourire ne pouvait plus s'éclairer d'avantage, à moins de lui décrocher la mâchoire. L'émotion le submergea presque sur l'instant, mais il parvint à se contenir, non sans effort. Ce qu'il voyait le ravissait, surtout lorsqu'il plongea les yeux dans le décolleté de la duchesse d'Amboise que, depuis sa position et la hauteur qui était la sienne, s'offrait à lui tel un cadeau des dieux. Il ne put résister plus longtemps et, alors qu'il la regardait avec les yeux de l'amour, se pencha à son oreille afin de lui glisser quelques mots à sa seule intention.

Je suis partagé entre le plaisir que je ressens à admirer ta mise et ton élégance, et la folle envie que j'ai de t'arracher cette robe.

Sans rien ajouter il se redressa et dégagea le visage de sa promise d'une mèche de cheveux qui lui barrait le visage, d'un revers du bout des doigts, effleurant ainsi sa joue jusqu'à la base de son cou.
Puis il imita sa presque femme et posa ses yeux sur Xalta.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Hans le Mar 14 Mai 2013 - 22:48

Une arrivée et une entrée éblouissante, c'est le cas de le dire. Si pour les invités les mariés ont préféré un comité raisonnable, que le lieu procure une certaine intimité, niveau tenues, ils se sont quand même lâchés. Ca brille, ça scintille, surtout quand les deux sont côte à côte au milieu des bougies, formant le point focal de toute l'assemblée. Et pour couronner le tout, ils ajoutent le sourire colgate à la panoplie.

Une vision qui finit par tirer le germain de son coutumier silence, qui déclame alors, pour lui-même mais suffisamment fort pour que ses camarades de bancs entendent, cette vérité pleine de bon sens:


Voilà pourquoi il ne faut jamais s'installer au premier rang en pareille occasion.
C'est un coup à perdre quelques dixièmes à chaque oeil si on les regarde de trop près.


Et alors pour les borgnes j'vous raconte pas l'bordel si la perte se cumule sur le même. Le tout est dit sur un ton parfaitement posé et sérieux, ou alors totalement décalé. Difficile à dire avec certitude sans très bien connaître toutes les facettes du personnage, qui pour une fois, aura rompu son vœu de silence pour sortir une connerie.

D'un côté c'est vrai que trop de dorure tue la dorure, surtout pour lui qui n'est pas habitué, et peu friand de la chose. Il faut aussi rappeler qu'Hans n'est qu'un rustre handicapé par une absence totale de goût en matière de mode. Voilà bien un mariage princier finalement, et le germain, en zyeutant le couple et une partie de l'assistance venue tout de même en nombre et en qualité, constate une nouvelle fois qu'il doit bien y avoir deux mondes et demi qui les séparent.

Mais quand même, on peut dire qu'ils sont beaux les tourteaux... euh les tourtereaux. Enfin surtout elle, dotée d'une prestance qui n'a rien à envier à sa mère conjuguée à une fraicheur liée à son âge, et surement, à son bonheur du moment. Lui, c'est moins son genre, mais c'est surement la moustache et le mini-bouc qui font ça...

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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par xalta le Mar 14 Mai 2013 - 23:15

Une cérémonie très particulière non seulement parce que les futurs époux l'étaient eux-mêmes, même si elle ne connaissait que peu la future épouse de Lexhor, mais également par les différents protagonistes. Un mélange curieux, incongru même si l'on regarde par le lorgnon de l'actualité politique. Cette collégiale prenait figure d'une poudrière. Ce mariage s'apparentait à une Trêve de Dieu, un interlude, demain, on reprendrait les armes, on rejoindrait son camp respectif. Mais en ce jour de mai, l'on tairait les inimitiés, les oppositions même si intérieurement cela devait en rongeait plus d'un. La vie est faite de compromis. Certains esprits songeront probablement compromission. Mais qu'importe ! Seul en cet instant comptait la volonté manifeste de ces deux êtres qui avaient décidé d'unir leur vie devant Dieu.

Une femme fit son entrée, la diaconesse la reconnut, il ne s’agissait pas de la mariée mais d’Ingeburge. Les têtes s’étaient toutes tournées machinalement quand elle avait fait son entrée. Elle suivit sa progression, son échange verbal avec Lexhor sans chercher à entendre. Enfin Ellesya fit son apparition au bras d’Acatarius. Le silence se fit, on put percevoir les regards admiratifs, les regards amoureux. Les deux futurs époux lui firent face posant sur elle leur regard. C’était à elle désormais de jouer. Une profonde inspiration, puis d’une voix claire et empreinte de gaieté :

Je vous souhaite à toutes et tous la bienvenue dans cette collégiale pour célébrer en ce jour béni l'union devant le Très-Haut de deux êtres qui ont décidé d’unir leur vie

Le mariage n'est pas une démarche anodine, c’est faire oeuvre de foi non seulement envers le Très-Haut mais aussi l’un envers l'autre. C’est un choix définitif, que nul ne doit pouvoir rompre, c'est une promesse qu'ils se font devant nous qui avons aujourd’hui le privilège d'être leurs témoins !


Un sourire et un regard qui se pose sur Ellesya puis sur Lexhor. Non, toujours pas d’envie de fuite ? Il semblerait qu’ils soient bien déterminés à poursuivre sur la voie sur laquelle ils se sont engagés.

Mes biens chers frère, mes biens chères sœurs, nous allons reprendre tous en chœur la prière du pardon, afin de poursuivre cette cérémonie l’âme plus sereine.

Je confesse à Dieu tout-puissant,
je reconnais devant mes frères
que j'ai péché en pensée, en parole,
par action et par omission;
oui, j'ai vraiment péché.

C'est pourquoi je supplie Aristote et Christos,
les archanges et tous les Saints,
et vous aussi mes frères,
de prier pour moi le Créateur

Que le Tout Puissant nous fasse miséricorde,
qu'il nous pardonne nos péchés
et nous conduise à la vie éternelle
dans le paradis solaire.
Amen.


Elle laisse le silence s’installer, laisser le temps à chacun de prendre la mesure de la prière. Puis, elle le sait, elle laissera le Cardinal prendre la parole.


Dernière édition par xalta le Mer 15 Mai 2013 - 0:02, édité 1 fois
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Clotaire de Penthièvre le Mar 14 Mai 2013 - 23:24

Avant l'entrée de la future mariée

Il ne le reconnait pas, et comment lui en vouloir ? De l'enfant chétif de quatre ans à peine à l'adolescent gaillard, quoiqu'encore un peu maigre, il n'y aurait qu'un Penthièvre pour y reconnaitre son chiot. Clotaire a eu le temps de grandir, d'hériter d'un duché, de tomber amoureux, de se fiancer, d'être déchu, et de se retrouver là, à assister aux épousailles de complets inconnus, au bras de la plus belle flamme vacillante du monde connu et inconnu. Taquinant un instant l'idée de laisser le vieux se débrouiller avec sa mémoire, il incline légèrement le torse, et d'un sourire dans lequel pointe encore un peu de l'enfance sauvée, alors que ne brille plus dans le regard qu'une envie de revanche, il se présente à son prime sauveur.

"Clotaire de Penthièvre... vous m'avez ramené à ma mère un jour où je prenais les champs autour d'un Saumur assiégé pour un bac à sable... juste à temps pour que quelques temps plus tard, notre cher Baron ici présent me sauve d'une armée tourangelle. A croire que j'aimais vivre dangereusement..."

C'avait bien changé, glandeur de première, on ne peut pas dire que Clo ait brillé par ses exploits ces dernières années. Mais étrangement, maintenant qu'on l'avait privé de son héritage et qu'on avait massacré sa terre natale à coups de folies répétées, il se sentait l'âme plus aventureuse que jamais. Susceptible ? peut-être. Mais il n'essuierait pas cet affront, et cette fois encore, il aura besoin de sauveurs. Coincidence que de retrouver les deux premiers ce jour, dans la même brochette ?

L'entrée d'Ellesya

Il n'aura pas le temps, pas encore, de creuser l'idée plus avant, que la fiancée du jour fait son entrée. Et quelle entrée ! Elle est sublime, cette amie de sa propre future mariée. Elle rayonne. C'est ainsi qu'il devrait faire briller Yolanda ? En un instant, il se jure de donner ce qu'il peut et ne peut pas, tout pour que son Âme, elle aussi, brille ainsi de mille feux, et pas seulement à l'heure de leur mariage. Le couple est sublime, et mieux que les envier, il en fait un objectif. Lexhor a une allure que Clotaire ne pourra pas esquisser avant des années encore, mais il compte bien parvenir à rendre Yolanda resplendissante bien avant ça...

Voilà pourquoi il ne faut jamais s'installer au premier rang en pareille occasion.
C'est un coup à perdre quelques dixièmes à chaque oeil si on les regarde de trop près.

"Si j'avais su, j'aurais sorti quelques parures de Yoli qu'on aurait fait recoudre à ma taille ! Je suis loin d'être à la hauteur..."
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Aimbaud le Mer 15 Mai 2013 - 13:07

... nous fasse miséricorde,
qu'il nous pardonne nos péchés
et nous conduise à la vie éternelle
dans le paradis solaire.
Amen.


Récita Aimbaud, qui venait de se glisser parmi les convives en tirant sa chère et tendre épouse par le bras, pour ne pas la perdre en route. Il avait tracé un chemin clair entre les robes et les grosses capes du dimanche, en imposant une main devant lui. Ainsi la fluette qu'il traînait ne se ferait pas bousculer, ou ne disparaîtrait pas de sa vue derrière un chandelier (car il n'en fallait pas plus pour la dissimuler). Deux sièges vinrent à leur rencontre, il s'en fit possession, en y posant le cul comme son scel sur un contrat d'octroi. Il était un chouilla STRESSÉ, notre marquis de Nemours... Et pour cause, il haïssait les retards, les siens particulièrement... La roue de son carrosse s'étant embourbée dans un chemin pluvieux, et ses gens s'étant démerdaillé comme des gogolitos en essayant de l'extraire, il avait failli manquer le début de la cérémonie ! EEEeeet Clémence qui n'avait pas cessé de rouspéter par de petits mots acerbes placés entre deux silences qui en disaient long. Mais.

Il rajustait maintenant son col et recoiffait sa coupe au bol sous son chapeau de velours, en se concentrant sur la prière et sur le beau couple qu'ils venaient saluer, pour tenter de retrouver toute sa sérénité.


'Fiou... Nous y sommes parvenus finalement. Vous voyez, il n'y avait pas lieu de s'inquiéter !

Souffla-t'il à sa femme pour la rassurer, convaincu maintenant que c'était elle qui l'avait pressé pour rien. Alors qu'il s'était parfaitement bien pressé tout seul. Puis, encore survolté par leur course, il se mit à observer la foule autour, en gigotant d'un côté et de l'autre, pour repérer quelques têtes connues.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Yolanda Isabel le Mer 15 Mai 2013 - 14:48

Ainsi donc lui aussi aurait sauvé son fiancé, quel veinard ce Clotaire, personne ne l'a sauvée quand elle s'est pris une armée mainoise de plein fouet à huit ans, si ce n'est sa mesnie. Et lui, tout le monde se dévoue, vraiment, voilà une bonne raison de l'aimer, car se faire aider par des personnes telles que le teuton ou le flamand, c'est que quelque part, on a un don pour attirer les bonnes personnes à soi. Oui, vraiment, elle a toutes les raisons de l'aimer, et plus encore quand arrivent enfin les mariés du jour, et qu'Ellesya les éblouit tous avec sa robe éclatante, et l'Amahir n'est pas en reste, à la remarque de Clotaire, elle hausse les épaules en souriant vaguement.

- « Vous êtes parfait, cessez donc de vous turlupiner de la sorte. »

Oui, Clotaire se turlupine, ou du moins, le laisse-t-elle supposer, car bien qu'il soit parfait à ses yeux, et sans qu'elle puisse lire dans ses pensées – comme Sya, c'est fou ! - la voilà qui rêve pourtant des mêmes choses. Du même mariage en petit comité, entre amis, entre proches, de la même élégance et de cette aura resplendissante dont on ne saurait dire si ce sont les tenues qui leur confèrent ou l'amour qui les lie. En dépit de sa disgrâce et du manque évident de moyens qui vont devenir un problème sous peu, si tant est qu'Aimbaud continue à bouder, et ne lui cède plus autant qu'avant, Yolanda se prend à rêver d'un mariage comme ceux de Perrinne et Ellesya où tout le monde la regarderait avec un air enchanté. Elle veut le mariage de ses rêves en sachant pertinemment qu'elle ne pourra pas se l'offrir, et qu'il faudrait qu'Aimbaud se calme et l'aime encore pour qu'il veuille lui concéder.

Et en parlant d'Aimbaud, alors même qu'elle s'apprête à entonner le confiteor avec la ferveur qui est la sienne, autant dire avec le même enthousiasme qu'un chat qui se serait coincé la queue dans une porte, le voilà qui arrive, aidant Clémence à se faire une place. Et voilà Yolanda qui baisse encore plus la tête, et va même jusqu'à joindre les mains comme une contrite pour dissimuler son visage sous ses cheveux.

Ch'uis pu là !


Dernière édition par Yolanda Isabel le Mer 15 Mai 2013 - 15:11, édité 1 fois (Raison : J'suis un boulet mais je me soigne.)
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Ellesya le Mer 15 Mai 2013 - 14:58

Au regard et au chuchotis dont il la gratifia, un peu de malice nuança son sourire de parfaite future mariée. Il n'était pas près de lui échapper. D'autant que la mise à contribution nécessaire pour ce résultat n'était pas pour lui déplaire.

Pour l'instant, tu dois te contenter du premier. Pour le second, on verra...

Ce fut ce qu'elle lui souffla alors qu'il profitait d'une mèche rebelle pour l'effleurer et initier l'apparition d'un frisson. Oublié pour l'instant, sa lâche désertion des préparatifs.

Son regard clair était resté sur la diaconesse orléanaise durant ce temps mais un peu de couleur s'était invitée sur ses pommettes. Commencer par la demande de pardon était en effet tout à fait judicieux !
Et puis cela couvrirait les chuchotements mis en valeur par l'acoustique du lieu.

Avec conviction et une petite pensée pour Bender qui ne l'avait toujours pas confessée, elle reprit avec l'assistance la demande de pardon.


Je confesse à Dieu tout-puissant, 
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oui, j'ai vraiment péché. 

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Chaque chose en son temps évidemment, et elle était désireuse de bien profiter de cette cérémonie unique pour elle, mais la curiosité commençait à la tenailler, lui insufflant l'envie de se retourner pour voir qui était présent. On lui avait rapporté quelques arrivées mais la liste avait été non-exhaustive.

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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Gailen le Mer 15 Mai 2013 - 15:57

[Quelques (longues) secondes avant le début des hostilités de la cérémonie]

Amboise : clap, deuxième, on prend presque les mêmes et on recommence de plus belle. Au gamin impulsif, ajoutez une Monssygnac qui va encore bien jubiler d'être témoin des tribulations Gaïlenesque. Saupoudrez le tout d'une dame de Sennely qui va très vite se demander ce qu'elle fiche là et terminez par une Davia qui ne va pas tarder à se joindre à Lucie dans la jubilation. Ben oui, derrière son coté maternel envers le jeune comte, je soupçonne la blanche d'aimer donner des leçons à notre jeune impétueux. Bref... Pendant que Leanore essayait de se faire discrète, que Lucie et Davia se réjouissaient de leurs retrouvailles certains mots prononcés par la corse résonnaient dans la tête de l'Arduilet. Il y a des formules magiques qui réveillent des démons insoupçonnés chez celle qui les prononce mais qui peuvent transformer un Lionceau arrogant en psychopathe dépressif. Oui, Davia n'en sait peut-être rien mais Dauphin et Von Frayner dans la même phrase c'est un cocktail détonnant qui pourrait transformer le lionceau en une horrible chose sans nom digne des nuits les plus agitées de Lovecraft. Rien à voir avec le présent prince, qui pourtant aurait bien des raisons de mettre Gaïlen de mauvaises humeur vu ses préférences religieuses et le mission divine dont le jeune héritier croit être investi. mais bien avec celui qui jadis fût au choix : l'amant de sa mère, un parrain fantomatique ou encore le cétacé d'un autre porteur de couronne royale. Oui, le petit a des sujets tabous et celui que les intimes connaissent sous le sobriquet de "Chlo" en est un. Comment, pourrait-il en être autrement quand on est un enfant aux yeux de qui sa mère était une sainte ?

Heureusement pour Gaïlen et pour l'ambiance de la journée, les mariés faisaient leur entrée. Reprenant ses esprit pour se rendre compte que l'homme qu'il avait devant lui n'était pas responsable des errements amoureux de sa génitrice. Qu'il n'était pas non plus le vulgaire mercenaire qu'il lui reprochait d'être. Il n'entendit que la fin de la phrase du prince.


Prince *ouais bon ça a l'air ronflant, mais j'ai une ribambelle de princesses dans ma famille et je n'en fais pas un fromage*, veuillez également excuser mon propos offensant guidé par trop de verve et point assez de sagesse * T'as vu Lucie je fais des efforts non ?* Il est vrai que votre réputation * tu parles d'une réputation* vous a précédé, mais ne vous ayant jamais croisé je ne vous ai pas reconnu, ne m'attendant pas à croiser quelqu'un de votre rang parmi les badauds à l'arrière de la collégiale. *Je me demande si je n'en fais pas un peu trop là !* Puisque volonté d'offenser n'était de mise ni chez moi ni chez vous oublions cet incident qui gâcherait une fête qui s’annonce des plus attractive puisque nous semblons en très charmante compagnie.

Accompagnant la parole d'un geste, il tendit la main vers Lucie pour l'inviter à venir prendre place à ses côtés. Et murmura :

Pourquoi aurais-je besoin d'un prince comme maitre d'armes alors que j'ai la plus douce des chevaliers comme amie.

Voilà les futurs époux, prenons place et, si vous le voulez bien, je vous invite tous à prendre un verre après la cérémonie pour oublier ce différend et faire mieux connaissance.


Qui a dit que le lionceau était un animal peu sociable et dépourvu de toutes manières?

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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Lucie le Mer 15 Mai 2013 - 17:23

Un baiser déposé sur le front de Davia après la bise reçue.

Contente de te voir également. Tu es ravissante.

Rien de plus pour l’heure, parce qu’elle remarqua le salue discret du Dauphin.

Bonjorn Iohannes, ravie de vous revoir.

Un fin sourire ponctua sa phrase. S’il était détestable pour certains, Lucie elle, le trouvait amusant. Allez savoir pourquoi. Toujours est-il que Lucie jubilait certes un peu de trouver Gailen dans une pareille position mais admira la façon dont il conclut les choses. Il avait semble-t-il retrouvé son calme. Enfin si elle avait entendu à quel Von Frayner il pensait, nul doute qu’elle n’aurait pu que grimacer et soupirer pour avoir été aux premières loges jusqu’à la fin. Et lorsque le Lionceau tendit la main pour l’inviter à prendre place, elle glissa doucement la sienne sur celle-ci et regarda Sancte.

Vous permettez ?

Ou comment ne pas trop laisser le choix poliment sans se sentir obligée de bousculer d’un coup de hanche le popotin « dauphinesque ». Remarquez, rien ne laissait présager qu’elle pourrait avoir l’avantage ceci dit. Bref, les choses rentraient dans l’ordre et la Brune se retrouva aux côtés du petit Comte. Pas de réflexion sur l’incident, juste un baiser qui effleura brièvement la joue du jeune homme parce qu’après tout, ça n’avait pas finit en duel tout ça. Le progrès était énorme.

Je ne suis pas sûre que Chevalerie et douceur puisse être compatible dans la même phrase, mais merci pour le compliment, Gaïlen. Et si le Dauphin a pu avoir ma filleule, hors de question qu’il s’accapare tous mes p’tits protégés.

Un sourit mutin au coin des lèvres avant que ses ébènes ne se portent sur les futurs mariés. Bien évidemment, ils étaient magnifiques dans leur tenue et d’une prestance qui laissait rêveur. Furtivement, elle repensa à son mariage, célébré quelques années plus tôt. Le temps filait décidément à une vitesse folle.

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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

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