Mariage d'Ellesya et de Lexhor

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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Dotyy le Dim 12 Mai 2013 - 21:00

Dotyy avait à peine fini de se présenter que la porte s'ouvrit et laissa apparaitre Ellesya déjà vêtu de sa robe. Dotyy l'avait déjà vue dedans au manoir mais là... C'était autre chose. Elle n’était pas magnifique mais époustouflante et encore le mot était faible. Elle en connaissait un qui allait être tout retourné. il fallait espérer qu'il tienne le coup quand même.

Elle avait toujours son regard sur Ellesya quand elle la vie rentrée de nouveau dans la pièce suivit de sa marraine. Une marraine que Dotyy ne connaissait pas et qui s'embler l'ignorer complètement vue qu'elle ne c'était point présenter. il fallait dire qu’Ellesya n'arrêtait pas de parler ce qui fit sourire la rousse. Ellesya tourner comme un lion en cage et était devenu un vrais moulin a parole... Encore plus que d'habitude.

Dotyy resta un moment à l’ écart, laissant la parole à la marraine et faillit sursauter quand elle s'adressa à elle. Oh miracle... Elle n’était pas transparente. Pas le temps de répondre vraiment que la marraine enchainé sur son aide pour poser la couronne. parfais... Elle, elle n'était pas douée pour ça. Son grand talent était de détendre les gens en débitant des choses qui avait des fois ni queue, ni tête. Mais pas grave. Il fallait ça vue l'état dans laquelle était Ellesya et la marraine avait pas l'air bien non plus.

Regardant de nouveau Ellesya, elle s'approcha d'elle, lui tourna autour et puis plongea son regard bleu dans le sien.


Ta Marraine a raison Ellesya… Tu es splendide. Je peux te dire que là... lexounettttt va en tomber à la renverse. Tu es tout simplement... Bah voilà que j'en perds mes mots. Si j'étais un homme... Sache que je t'enlèverais sur le champ.

Petit sourire taquin et regard encore pire. Il fallait bien la détendre notre splendide mariée. Dotyy espérer seulement que la marraine n'allait pas la faire jeter dehors.

Sinon, je pense que Lex est déjà sur le parvis à faire les cents pas… A t’attendre et ça ne peut que lui faire du bien… Qu’il attende… Et si ce n’est pas le cas… je vais aller de se pas lui botter les fesses pour qu’ils les fassent.

Elle ne put s’empêcher de rire un peu tout en se demandant si son rire serait contagieux ou pas.

Sinon je ne s’avais pas que Actarius est ton parrain. Tu ne pouvais pas avoir meilleur parrain ma belle.

Je crois qu’il est temps pour moi d’aller rejoindre les autres et de vérifier que Lex use bien le parvis… Puis Bel’ doit m’attendre. Laisse-moi encore te dire que tu es la plus belle mariée que j’ai jamais vue et pourtant j’en ai vue. Je te dirais bien aussi de boire un petit coup… histoire de… mais là… lex va me tuer.

Elle se mit de nouveau à rire et vient biser son amie sur une de ses joues essayant de ne pas trop froisser sa robe. Elle salua ensuite la marraine.

J’ai été ravie de vous rencontrer Dame Marraine. Je vous la confie et vous souhaite bon courage pour la couronne… Franchement je n’aimerais pas être à votre place.

Elle lança un grand sourire aux deux femmes et s’éclipsa tout en finesse et prit la direction de la collégiale ou elle espérait que son homme serait la, a l’attendre pour une fois. Elle remonta un peu sa robe bleue et accéléra le pas. Elle souffla en arrivant enfin sur le parvis et sourit en voyant Lex, Féodor et Xalta… puis de dos Bel’ qui entrait dans l’édifice.

Bonjour à tous. Bonjour Xalta, Bonjour Féodor… Laisse-moi te féliciter pour ta tenue… Elle te va très bien et te met beaucoup en valeur… je suis sûr que avec elle tu seras à l’aise pour danser…

Puis regardant Lex, elle afficha un grand sourire.

Lexounet… Toi tu es waouuuuuuuuuuu… Mais sache une chose importante ... Ellesya est….

Petit sourire taquin…

Tu le sauras bientôt…

Elle préféra s’éloigner un peu… on ne sait jamais… une envie de meurtre c’est vite arrivé… surtout quand le futur marié est lex.

Je vais vous laissez et aller rejoindre Bel’ a l’intérieure.

Elle les salua et entra à son tour dans l’édifice. Bel’ était encore à l’entrer et s’embler regarder un peu partout… sans un bruit et sans un mot, elle glissa sa main dans la sienne et lui offrit son plus beau sourire quand il la regarda.


Dernière édition par Dotyy le Dim 12 Mai 2013 - 21:03, édité 1 fois

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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Ellesya le Dim 12 Mai 2013 - 21:15

[Logis ducal, appartements d'Ellesya – tierce]

Heureux pour Ingeburge qu'elle ait écarté l'option des claques car si Ellesya était nerveuse, elle n'était pas non plus hystérique. Et l'immense affection qu'elle portait à sa Marraine n'aurait surement pas empêché la jeune femme de montrer les crocs et de gronder longtemps pour un tel geste.

Pour l'heure, donc, elle en était à acquiescer aux paroles de la belle danoise. Puis à sourire franchement aux compliments éloquents de Dotyy.

Si il y avait un monde entre Ingeburge et Ellesya, il y en avait plusieurs entre Ingeburge et Dotyy. Mais c'était autant de facettes de la vie de la jeune femme qu'elle avait réconcilié dans son esprit et qui lui permettait d'être plus heureuse maintenant que durant bien des années au sortir de l'enfance.

Sa réponse ne vint pas de suite car elle inspira profondément pour tenter une reprise d'elle-même. Puis son sourire revint. Elle ne s'excuse pas de se montrer ainsi. Aujourd'hui, elle se mariait, alors elle pouvait bien se départir un petit peu de ses bonnes manières.
Elle fit également mine de ne pas remarquer le petit coffret, pour ne pas paraitre trop curieuse. Avec un peu de chance, ce serait des objets de torture à tester le soir même sur son futur époux !

Ce fut d'une voix plus posée qu'elle répondit à Dotyy d'abord, comprenant qu'elle ne s'attarderait pas.


J'espère bien que Lex ne m'attend pas sur le parvis mais au coeur de la Collégiale pour que je puisse faire mon arrivée avec Actarius.
Par contre, ce dernier n'est pas mon parrain. Il s'agit de Son Eminence Aaron de Nagan, qui officiera avec Xalta.

En tout cas, merci, Dotyy... Et pour le petit verre, justement, il est plus sage que j'accorde du répit à la bouteille entamée tout à l'heure.


Elle lui accorda un grand et chaleureux sourire, teinté d'amusement. Leur relation était récente encore mais offrait à la jeune duchesse une amitié féminine faisant frémir « Lexhounet » d'inquiétude. Si Dotyy ne s'était pas gagnée l'amitié d'Ellesya par son ose et son naturel, le plaisir de voir poindre l'inquiétude chez le Prince de Montlhéry aurait certainement poussé à cultiver la dite amitié. Mais Dotyy se suffisait à elle-même comme raison de l'apprécier, aux yeux de la brune.

Quand l'audacieuse rousse fut partie rejoindre son bel amant, Sya répondit enfin, plus posément, à Ingeburge.


Je gage que Lu remplira au mieux son office mais il est bien seul pour plusieurs missions. J'accepte donc volontiers une nouvelle source d'informations.

Quant à ma coiffure, je vous remercie. En réalité, c'est plus pour plaire à Lexhor que par facilité.


Elle ne dit rien sur son tassel de voile laissant deviner une partie de sa gorge pour peu qu'on soit fort près d'elle. Cela aussi, c'était pour séduire son futur époux, bien que cela puisse sembler inconvenant. D'ailleurs, elle avait été assez gênée de le demander à Aemilia. A ce propos...

C'est la damoiselle Aemilia d'Amahir, ma future belle-fille, qui a réalisé cette robe. Dans des délais très courts. La pauvre doit avoir reçu les commandes de toute la famille pour l'occasion!

Son regard était allé se poser sur la couronne.

Si vous voulez bien vous en charger, je vous en serai gré.

Une courte hésitation, puis l'aveu d'une inquiétude pointa le bout de son nez. Peut-être était-ce cette couronne qu'elle allait échanger contre une autre qui avait fait ressurgir cette interrogation.

Pensez-vous que je sois digne d'être Princesse ... ? Que je ne ternirai pas ce rang ? Je n'ai guère réalisé de grandes choses même si j'ai tout de même oeuvré dans ma vie, pour les autres. Et surtout, Marraine, vous savez au moins en partie quelle éducation m'a été accordée, et quel est mon tempérament...

Quand le sort en a été jeté pour nous, il n'était même pas Grand Maître de France. Je n'ai pas cherché cette élévation par son biais. Je voulais juste le bon compagnon pour cette vie sur Terre, vous le savez, n'est-ce pas ?


Elle se doutait que d'autres penseraient différemment, mais ce qui lui importait était l'avis d'Ingeburge. Si elle le savait, alors elle serait apaisée.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Miguaël Enguerrand le Dim 12 Mai 2013 - 21:54

C'était une belle journée, sa sœur se marierait sous le sceau de l'Eglise Aristotélicienne et Romaine et il serait le témoin du mariage.
C'était une belle journée, parce que Miguaël appréciait Lexhor. Il avait la fierté ancrée en lui d'avoir permis la rencontre de ces deux personnes. Dans une taverne orléannaise, il avait croisé Lexhor, alors un inconnu comme un autre pour lui, qui lui avait demandé s'il devait écrire à Ellesya. Miguaël l'avait encouragé, parce que cet homme lui paraissait bon au premier abord et parce que sa sœur était cœur à prendre - le pensait il alors - et qu'il aurait pu craindre qu'elle s'enfonce dans le célibat, faute de beau et bon mariage. Depuis, l'eau avait coulé aux pieds d'Amboise, les arbres avaient de nouveau bourgeonné et avec eux une flopée de mariages. Cela serait trop long d'en faire la liste, voilà pourquoi j'ai pris la décision d'abréger une longue liste de noms, de titres et de dignité pour me concentrer sur le jour dit.

Miguaël avait marché seul jusqu'à la collégiale, Jehanne ne devait pas être bien loin, mais la raison de son retard était toujours obscure pour le jeune homme. Encore un truc de filles mais il n'en désespérait pas, parce qu'il l'aimait - beaucoup.
Il aurait pu être triste, pour bien des raisons, notamment parce qu'il était aujourd'hui un sans terre et que de longues semaines s'étaient écoulées sans qu'il ne puisse voir sa fiancée chérie. L'édit de sa destitution avait été signé par sa Marraine, Lexhor n'avait rien pu y faire non plus et le vassal de sa sœur - absente - avait précipité sa déchéance. Il avait été séquestré - enfin presque - à Amboise par son beau frère et sa sœur - tous pourris ! - c'est à dire loin de Nevers et de sa lapinesque - au moins tout ça - fiancée. Ah certes, il l'avait retrouvée, mais on ne peut pas rattraper des semaines d'éloignement létal par quelques heures de retrouvailles divines, cela ne marche que dans les films. Ils rattraperaient le retard plus tard et ils se promettront sûrement de ne plus jamais se quitter, pauvres enfants, après tout, n'est-il pas vraiment que quelques semaines deviennent négligeable devant l'éternité ?
En parlant de lien pour l'éternité, Mig ou Mimi ou ME ou la Merveille était résolu à apprendre du mariage qui allait se dérouler sous ses yeux, parce que le sien ne demandait qu'à être planifié et qu'il n'y connaissait rien. C'était donc le moment d'ouvrir grand ses yeux et ses oreilles - il allait certainement proposer à Jehanne de faire la même chose - parce qu'il arrivait.


Ah ! Bonjour Lexhor ! Bonjour madame. S'adressa t-il à Xalta, ne pouvant plus mettre un nom et donc une fonction sur ce visage. Nous nous sommes déjà croisés, à Orléans je crois.
Bonjour mess... votre Grâce, époux de Della et fils de Lexhor.
Voilà, il ne se souvenait plus du nom de Keridil, mais il pouvait le placer dans son environnement familial sans problème. Et puis il voyait Aaron arriver, alors il embrassa l'anneau sacerdotal. Miguaël était pieux, croyant, et plus même encore.

Éminence, je crois qu'il nous faudra nous entretenir. Restez-vous donc quelques jours à Amboise ?

C'était une belle journée, non ?
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Lexhor le Dim 12 Mai 2013 - 23:42

Très vite vint se greffer au petit groupe l'un des vassaux et amis de Lexhor, qui commençait à être très bien entouré. Le jeune seigneur d'Aunay-sous-Auneau était venu avec sa bonne humeur habituelle.

Dieu te garde aussi mon ami. Je suis heureux de te savoir ici avec moi pour ce moment important. Merci.

Un signe de tête avant de lui signifier qu'il pouvait aller se placer dans la collégiale, mais déjà le Cardinal Romain et parrain de la future mariée arrivait sur le parvis.
Le Prince de Montlhéry s'inclina en sa direction avant de le saluer.


Dieu vous garde. Je vous remercie d'avoir accepté d'être là ce jour. Votre présence tenait à coeur à votre filleule. Ellesya ne concevait pas de prendre époux sans votre bénédiction et votre présence. Ce fut une grande joie pour elle d'apprendre la nouvelle.

Poli, sobre et sincère. Il n'avait pas l'intention d'entamer une polémique et avait décidé de ne rien évoquer, de faire comme si de rien était. Heureusement il fut sauvé par l'arrivée d'un autre de ses proches qui les rejoignaient. Bien que Feodor ne soit pas, encore tout du moins, le vassal de Lexhor, sa présence était importante pour lui, comme celle de tous ceux et celles qui le "servaient" ou plutôt le suivaient depuis tant de temps.

Dieu te garde Feodor. Comme je le disais à Belgarath, c'est un grand bonheur pour moi de vous savoir auprès de moi.

Il ne pu retenir un léger rire en voyant la réaction du jeune homme découvrant celle qui fut duchesse d'Orléans en habit de diaconesse.

Alors qu'il discutait à un bout du parvis, il lui sembla voir sa filleule et vassale, Winnette, se glisser dans la collégiale au bras d'un homme. Il fronça légèrement les sourcils, prit d'un doute. Il aurait aimé lui parler avant la cérémonie mais il pourrait toujours le faire au cours du pique-nique.
A croire que le monde attire le monde. Les invités se pressaient désormais. Heure de pointe à Saint-Bynarr !
Le duc de Saint-Ouen vint grossir les rangs du petit conciliabule déjà formé. Lexhor s'inclina avec respect puis le salua.


Dieu vous garde chevalier. Je vous remercie. Je suis persuadé que notre vie d'époux sera pleine de bonheur. Nous nous aimons d'un amour vrai et pur et nous nous entendons parfaitement. Nous ne pouvions trouver meilleur partenaire l'un et l'autre.

Voilà qui était dit, non sans un certain plaisir. Il laissa ensuite le chevalier prendre place dans la collégiale avec les invités qui y étaient déjà installés.
Il échapperait ainsi de justesse au moulin à parole qui venait d'arriver. Si l'on trouvait Lexhor bavard, que pouvait-on bien dire de Dotyy ?
Lexhor lui sourit, hochant la tête. Que dire ? C'était Dotyy !


Tu as toi aussi une très belle mise Dotyy. Cette tenue te va aussi bien que lorsque tu l'as portée pour la première fois.
Ellesya doit être magnifique, époustouflante. Mais j'y suis habitué. Sans pour autant m'en être lassé.


Il la laissa également aller s'installer et retrouver celui qu'elle aimait, alors que l'un des témoins de la mariée faisait son apparition. Si Ellesya l'apprenait, elle en serait soulagée. Lexhor sourit largement au jeune frère d'Ellesya qu'il présenterait bientôt comme son beau-frère. Les relations entre lui et Miguaël étaient bonnes malgré le contexte difficile. Lexhor aurait voulu faire plus pour le jeune homme mais il ne pouvait compter sur une pleine collaboration de sa part, puisque sa position était fortement ancrée. Peut-être qu'avec un peu de temps, les choses évolueraient. Mais ce n'était pas la préoccupation du jour.

Dieu te garde Miguaël. Et merci d'être là. Cette journée s'annonce belle et agréable. J'espère ne pas me tromper.

Avec toutes ces discussions, le temps s'était écoulé et tierce était annoncée. Les cloches tintaient, signal qu'il fallait entrer. Lexhor avisa le petit comité d'une voix clair, audible d'un peu plus loin autour également.

Bien. Merci à tous d'être là. Il est temps que nous entrions dans la collégiale et que nous prenions place. Les retardataires se faufileront discrètement. Placez-vous tel qu'il vous siéra, nous avons voulu une cérémonie simple sans trop de protocole. C'est un jour qui doit être heureux pour nous mais également pour nos invités. Prenez places mes amis ! Entrons.

Il s'inclina légèrement puis écarta les bras afin d'inciter tout le monde à prendre place. Si Sya le surprenait encore sur le parvis à discuter, il pouvait faire une croix sur le semaine de noces. Et ce n'était pas envisageable.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Actarius d'Euphor le Lun 13 Mai 2013 - 0:09

[Dans le dédale d'Amboise, emmené par un page vers la chambre de la future mariée]

De son pas irrémédiablement martial, qui en faisait par ailleurs un piètre danseur - chose qu'il avait pu constater récemment lors d'un ... bal organisé en son honneur à Mende -, l'Euphor suivait le page l'esprit franchement prisonnier d'étranges limbes. Plus sa progression le faisait tendre irrémédiablement vers sa mission, plus il gagnait en propension à la philosophie sur la nature de son propre étant. Accompagner une dame à l'autel... Une dame qu'il ne connaissait finalement que peu. Une dame qui certes allait épouser un ami de longue date, qui certes était la filleule de sa future épouse, qui certes serait un jour ou l'autre la belle soeur de sa propre filleule, mais une dame qu'il n'avait rencontré qu'en de rares occurrences. Ils avaient échangé plusieurs courriers, avaient parlé quelques fois sans pour autant en être amenés à devenir des confidents. Pourtant, elle l'avait choisi pour la mener au seuil de sa nouvelle vie. Un honneur embarrassant à certains égards.

Cette impression d'avoir accepté un rôle qui ne devait pas être le sien, cette gêne d'être promu soudainement à un rang qui le dépassait un peu, lui donnaient un brin de vertige. Serait-il à la hauteur ? Une question qui avait revêtu bien des aspects depuis sa jeunesse et qui jamais ne l'avait quitté. Plus qu'une interrogation, une peur dont il se départait parfois, qui le suivait pourtant comme une ombre et ressurgissait dans les moments des doutes avec une force tétanisante. Elle menait alors des assauts, dont la résultante consistait en des actions incohérentes, des paroles inconsistantes et cette crasse habitude de prendre le chemin strictement opposé de celui qu'il aurait dû emprunter. A y bien regarder, c'était bel et bien cette angoisse qui l'avait empêché d'être plus qu'il n'était déjà, qui lui avait fermé bien des portes et c'était bel et bien elle qui l'avait amené à se trouver là où il était. Car elle agissait non seulement comme un poison paralysant, mais également comme un inébranlable socle à cette volonté de toujours faire plus et mieux, de ne pas se reposer sur des acquis, de suivre au contraire une logique de démonstration par les actes qu'il pouvait effectivement être à la hauteur. Le seul drame qu'un tel caractère pouvait connaître était celui de ne pas avoir l'opportunité de le prouver, aux autres, à lui-même. Arrivait alors l'impression d'être inutile, sentiment que venait encore renforcé l'âge. Déjà, on lui faisait des honneurs que l'on accordait de coutume aux défunts, une place ne portait-elle pas son nom à Mende ? Figé dans les mémoires, immobilisé dans un lieu.

Cela ne pouvait convenir à un tel homme, porté par sa soif d'aller de l'avant. Il voulait plus, il voulait encore avoir une chance de transcender cette fixité, de briser ces barreaux du souvenir et de s'évader vers un avenir. Le passé avait fait cet homme, mais cet homme avait envie de faire le futur. Il aspirait à être plus que ce qu'il n'avait jamais été. Il nourrissait bien des projets encore et ne s'arrêterait pas. Pour rien au monde, il ne s'arrêterait. Son tempérament, sa nature le lui interdisaient formellement. Son propre mariage ne serait pas un accomplissement, mais une étape. Il serait comblé, évidemment il le serait au bras du plus bel être qui fut, et il puiserait précisément dans ce bonheur, dans la volonté de ne pas le voir disparaître un jour, la plus puissante impulsion possible dans son inaliénable marche vers l'après. Perdu dans ses pensées au point de ne plus songer un seul instant à sa colère, il n'imagina pas que, derrière la porte qu'avait refermée Dotyy suffisamment longtemps avant son arrivée pour qu'il ne la croisât pas et sur laquelle donnait du poing le page, se trouvait la Prinzessin. Cette donnée-là n'avait pas pénétré son crâne engourdi par des considérations bien moins terre à terre.

Il n'avait, à la vérité, même plus "déliré" sur sa vengeance, alimenté sa colère. Il les avait même oubliées à cet instant précis. A ce compte-là, la belle Danoise aurait pu attendre une vie entière que les ailes de glace du Phénix se déployassent, que l'Euphor lui présentât l'addition. Car, comme de coutume, lorsqu'il pensait à l'avenir, cela l'adoucissait au point qu'il se trouvait tout à fait serein alors que la porte s'ouvrirait bientôt. Cela l'adoucissait parce que ce futur ne pouvait se conjuguer qu'avec elle, parce qu'en toile de fond de ses métaphysiques tortures d'esprit sur sa propre condition, s'élever un nouveau foyer, grandissait une famille, chevauchaient des étalons dans les vertes prairies, voguaient les bateaux vers les plages endormies, chantaient les oiseaux dans les profondeurs de la nuit... Oui, son subconscient s'emportait parfois. Bref, il était calmé, calmé et bien décidé à mener sa tâche à bien, avec le sourire.

Mais si l'Euphor n'était pas vraiment rancunier, il était bien plus têtu et fier que la progéniture d'une mule et d'un paon. Puis, même si ses considérations l'avaient éloigné de ses terribles desseins, ceux-ci n'en demeuraient pas moins présents dans un coin de sa tête, prêts à ressurgir au moment opportun. Il viendrait. Assurément, il viendrait. Mais la Prinzessin attendrait. Ou pas.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Ninouchka du Val Ancien le Lun 13 Mai 2013 - 0:24

C'était la première fois qu'elle prenait la voiture aux armes d'Orléans. Elle en appréciait le confort et se laissa bientôt aller à ses pensées. Rien ne venait perturber le calme qui régnait à l'intérieur. Sa femme de chambre était silencieuse et s'était plongée dans un de ses travaux d'aiguille qui semblait la passionner.

Ninouchka fit et refit le tour des événements de ces trois dernières semaines. Ils étaient à proprement parler incroyables. Jamais au grand jamais, elle n'aurait imaginé voyager un jour dans cet équipage ni devoir faire face aux responsabilités qui étaient désormais les siennes.

Quand Amboise apparu, elle sortit de ses rêveries, se redressa, se pencha à la fenêtre pour admirer les environs du château.

La voiture entra dans le bourg et le cocher se dirigea sans hésitation vers l'auberge où la duchesse avait retenu une chambre. L'homme avait dit vrai quand il l'avait assurée qu'il connaissait les lieux et un endroit tout à fait convenable pour y prendre pension.

Elle descendit de voiture, suivie de sa chambrière et elle fut très rapidement installée par l'aubergiste dans la plus belle chambre de l'établissement. Elle eut une pensée reconnaissante pour le cocher qui, grâce à ses relations, lui avait dégoté ça.

Le service était impeccable et quelques temps plus tard, elle était fin prête pour remplir une mission d'une extrême importance ... récupérer Aemilia.

Elle se rendit au château, sachant que le petite fille y était. Pas facile d'approcher, encore moins d'entrer.
Déclinant son identité à plusieurs reprises, elle s'entendait dire qu'on ne savait pas où elle était, que la jeune demoiselle ne tenait pas en place, que ci, que là ...

C'est alors que, levant la tête, elle vit Aemila descendre le grand escalier. Elle sourit en la voyant, lui tendit les bras.


Aemilia, tu vois ? je n'ai pas oublié de venir te chercher !

Un regard sur la tenue de la petite fille, sur ses cheveux mal peignés, un très léger baiser sur le front, puis deux mains qui se rejoignent.

Tu es prête ma puce ? Tu as une bien jolie robe ! Tu l'as cousue toi-même ? Tu ne veux pas que j'arrange un peu tes cheveux ?

En douceur, mais fermement, la duchesse entraîna l'enfant dans un recoin du vestibule. Sortant son peigne de son minuscule sac de cérémonie, elle entreprit d'assagir la chevelure enfantine. En prenant mille précautions, elle réussit a les lisser, à les faire pendre joliment de part et d'autre de son visage qui perdait petit à petit les rondeurs de l'enfance.

Voilà, regarde-moi ...

Un dernier regard critique puis

Tu en penses quoi toi qu'on aille à pied jusqu'à la collégiale ? C'est pas loin, ça nous fera une balade rien que toi et moi.

Tenant la main d'Aemilia dans la sienne, elle prit le chemin de l'édifice religieux, la petite fille à ses côtés. Il y avait déjà beaucoup de monde. Des inconnus, des déjà aperçus et quelques connus.

Heureusement la mariée n'était pas encore là. Lexhor, fort entouré, incitait déjà tout le monde a entrer, ce qu'elles firent. Les salutations et les félicitations seraient pour plus tard





Dernière édition par Ninouchka du Val Ancien le Lun 13 Mai 2013 - 14:57, édité 1 fois
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par kalimalice le Lun 13 Mai 2013 - 9:31

[dans un de ses appartements en Orléans ]

La missive au couleur du grand maitre de France la surpris .Que lui voulait encore Lex .Faut dire que ces derniers années surtout depuis la mort de Naluria leurs routes s’étaient plus que séparées .On pourrai même dire une abime.
Lui grand maitre et elle qui végétait dans les murs de la connétablie.
Elle lisait la bouche ouverte, les yeux écarquillés de ce voir inviter à ses noces .Qui l’eut cru ,elle existait donc encore un peu pour l’Amahir .
Même si elle avait ce sale caractère qu’on lui reconnaissait .Il n’était pas dit que la rouquine ferait affront à cet ami de toujours.
Et voila branlebas de combat chez les Cheroy pour qu’on prépare son cheval et son ballot.


Bertille tu oubli pas de mettre la robe que Keridil m’a offerte

Un bon bain ferai l’affaire, elle trouverait bien une auberge pour finir la mise en place.
Et hop à cheval hors de question qu’elle prenne place dans ses carrosses qui lui donnaient le mal de mer, bringuebalée par les chaos.

[La Touraine ]


La route pour la Touraine fut assez facile et sans le moindre souci, la petite auberge fut pas difficile à trouver .Par contre la demeure des de la Louveterie Arduilet, elle ne connaissait pas .Cyrielle (Zia ig ) ne l’avait jamais invité en sa demeure .Faut dire que bien que blanche et que soit disant sœur elle n’était pas les meilleures amies du monde .Mais bon tout cela ce n’est que du passé et l’avenir ce sont les épousailles de Lexounet .
Elle coiffa sa tignasse en une tresse et enfila la robe qu’elle avait emmené .
Et oui la Robe, Lex lui avait demandé de ce mettre en robe pour son premier mariage, elle n’allait pas lui faire l’affront d’arriver en braies, cuissardes, épée et compagnie .Non tout cela on la laissait à L’auberge .Du coup la Cheroy avait mis le paquet dans la tenue.
Plus que quelques pas à faire et la voila devant le parvis de la demeure d’Aristote.
Lex était entouré et la voila comme une cruche plantée à ne pas savoir si elle avance ou si elle recule.
En gros trois pas en vant, trois pas en arrière, trois pas d’un côté ……………
Des têtes connues il y en avait .La question se posait par qui commencer.
Et sans hésitation elle s’approcha de celui pour qui elle était la Lexhor .


Bonjour Lex .Je suis heureuse de te voir refaire ta vie .Je suis sure que tu as choisi une épouse qui te convienne et je te souhaite tout le bonheur que tu mérites
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Feodor le Lun 13 Mai 2013 - 14:16

Feodor vit arriver Dotyy. Il la salua. Même pas le temps de dire quoi que ce soit et la voilà déjà en train de rentrer dans la chapelle. Il commençait a avoir l'habitude et s'en amusa. De toute manière, Lexhor encourageait tout le monde à rentrer. Le grand moment était venu. La collégiale était resplendissante et fort peuplée déjà. Il se signa puis s'avança le long de la nef quand il aperçut Leanore assise et en pleine discussion. Il s'approcha d'eux et ne voulant pas les déranger alla s’asseoir tout en les saluant du chef avec un léger sourire.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Gailen le Lun 13 Mai 2013 - 15:19

La réponse de la jeune dame fût spontanée et sincère deux qualités qui plaisaient à L'Arduilet et chose rare dans ce genre de poulailler.

Oh Votre Grandeur.....Comment allez-vous ? Ne vous excusez pas... Je me doute bien que vous avez d'autres préoccupations et vous avez l'obligeance de vous assoir près de moi alors cela équivaut...

Oui, enfin bon je dois bien avouer pour être des plus honnête que l'occasion a fait le larron. Je tenais à prendre de vos nouvelles et quand je vous ai vue assise à l'arrière ca m'a donné une excuse pour ne pas rejoindre le devant de la scène. Voyez vous, même si j'ai grand amour et grand respect pour ma marraine, les paillettes ce n'est pas mon truc. Ce banc à l'arrière me convient tout à fait.
Puis bon à l'arrière d'une église il y a déja moyen de trop se faire remarquer *

Je suis tout à fait remise.... Et je continue de jouter.... Mais dites-moi, je n'ai plus eu le plaisir de vous croiser sur une lice depuis celles d'Amboise, J'espère ne pas vous avoir dégoûter des joutes ?

Tout en scrutant l'assemblée plus par stress que par peur de croiser le regard de son interlocutrice, il enchaîna :

En fait la lice est art que je ne pense pas être capable de maitriser. j'ai participé au tournoi d'Amboise parcequ'il était donné en mon honneur et par courtoisie envers son organisatrice et respect pour les participants, mais je n'ai jamais eu l'occasion d'apprendre ce noble art. Ma mère m'a quitté trop tôt pour m'enseigner et mes leçons prises auprès du chevalier de Jeneffe étaient d'un autre ordre à mon grand désarroi. Lucie a bien tenté de m'aider, mais je préfère m'adonner à la fauconnerie en sa compagnie.

Marque un temps d’arrêt, fixant les arcades de la collégiale en réfléchissant ...

Peut-être me faudrait-il engager un maître d'armes. En connaissez vous un bon à me recommander ?


*cfr Notre dames de Paris : Mariage de la Reyne Nébisa

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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Aimelin le Lun 13 Mai 2013 - 16:14

Point trop n’en faire, mais être élégant et faire honneur à la mariée qui les avait conviés à Amboise. Et puis faire honneur à la jolie blonde qu’il tenait par la taille en lui parlant et la taquinant, et faire attention à elle, plus que de raison. Certaines choses avaient changé dans la vie du jeune Etampes ce qui le perturbait légèrement, d’autres choses allaient encore changer lorsqu’ils trouveraient du temps pour eux, mais une chose était certaine, il affichait un visage rayonnant qu’éclairaient ses prunelles aciers, malgré la fatigue des derniers mois et celle qui s’était accumulée depuis les premiers jours d’avril en Champagne.

Simple et élégant, veston gris à manches courtes, habillé de petits boutons métalliques sur la poitrine, posé sur une chemise de coton blanc avec col montant et encolure à lacet. Un pantalon noir rentré dans des bottes de même couleur finissait une tenue dans laquelle il se sentait bien.
Ils arrivèrent bientôt à la collégiale où bon nombre d’invités étaient déjà présents, et il lacha la taille de sa promise pour lui tenir la main et se laisser entrainer à l’endroit où elle désirerait s’installer.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Aaron le Lun 13 Mai 2013 - 16:29

Le cardinal accueillait les invités qui se pressaient à l’entrée de la chapelle palatiale, saluant d’un signe de tête, d’un sourire les visages plus ou moins connus. Il répondit avec courtoisie à ceux qui s’inclinait, Feodor, le vicomte de Marchiennes, le visage grave, pensif sans aucun doute. Tout ce petit monde rentrait, se saluait courtoisement, heureux semble-t-il de participer à cette fête printanière au-dessus de la Loire… Le prélat redoutait le premier contact avec le Grand-maître de France, espérant au pire l’ignorance – ce qui l’aurait beaucoup déçu – au mieux, un accueil cordial. Pour lui comme pour sa filleule, il fallait que tout soit juste, il fallait montrer que la France n’était pas qu’affaire de politique… Et ce fut la rencontre !

Monseigneur… dit-il en le voyant s’incliner. Et pendant qu’il le laissait finir, il signa le grand-officier de France d’une main ganté, brassant l’air de haut en bas, puis de droite à gauche, un peu nonchalamment, comme en avait l’habitue les prélats. Si cette présence tenait à cœur à notre chère Ellesya, c’était pour moi aussi un jour à ne manquer sous aucun prétexte ! Je suis heureux d’être là et de partager avec vous ce moment... ajout-t-il en serrant des deux mains celle du nouveau prince de Montlhéry en signe d’amitié et d’une volonté d’entente tacite.

Lorsque le jeune frère de la future mariée baisa l’anneau cardinalice, l’archevêque de Césarée plaça au dessus de sa tête une main en signe de bénédiction. Le jeune homme avait fait montre d’une « piété dispendieuse », avec des conséquences tragiques pour son héritage. En cela, le cardinal le comprenait pour avoir lui-même perdu ses domaines. Mais à la différence du prélat revêtu d’une charge qui l’exigeait, Miguaël, lui n’avait que sa foi.

Je ne compte pas faire d’esclandre ! Dit-il avec un large sourire, amusé… aussi votre sœur ne devrait donc pas me jeter dehors ! Je crois bien, sans m’imposer, prendre quelques jours ici. Nous aurons donc le loisir de nous entretenir. Et cela sera avec plaisir !

L’instant d’après…

M’accompagnez-vous à l'intérieur ? Je crois qu’il va être temps…

Se tournant vers la diaconesse Xalta…

Ma sœur ?

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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Invité le Lun 13 Mai 2013 - 18:31

Papa se mariait. Avec une jeune fille. Un peu plus âgée qu'elle. Même qu'ils avaient dit que ce n'était pas parce qu'ils se mariaient qu'ils allaient la désadopter. C'est tout ce qu'elle redoutait, et rassurée, la gamine s'était pliée aux quatre volontés de son père adoptif et de sa promise. Une tenue par ci, une tenue par là, du doré, du rouge... Elle avait même accepté de reprendre une partie du croquis de la grosse tenue qu'elle venait de faire, en exclu pour son papounet. Sans le manteau, ça aurait fait too much. Elle n'avait rien dit quand on lui avait dit que c'était Arthur qui allait donner les alliances. Elle ne rigolerait pas, alors que tous les mariages qu'elle avait pu faire, c'était des petites filles. Non, elle ne se moquerait jamais de son frère chéri, qui s'occupait d'elle quand son père partait à la guerre. Mais n'empêche, elle aimerait bien voir son Arthur dans ce rôle, ça serait drôle.

Mais trêve de plaisanterie. On en était au jour du mariage. Ils avaient fait route quelques jours précédant la noce pour se rendre à Amboise, y compris la jeune apprentie-couturière. On ne sait jamais, un accroc, une broderie qui se défait à la dernière minute, elle se devait d'être là. Puis elle faisait partie de la famille maintenant, indéniablement. Papa ne pouvait plus revenir sur sa promesse de ne pas la désadopter. Il avait topé.

On lui avait préparé une nouvelle chambre, dans le domaine principal. Une encore plus grande que la précédente. Bon, pas aussi grande qu'à la maison, car à Alluyes, elle avait aussi une salle d'apprentissage. Et un coin couture quand papa lui amenait du travail à faire. Là, ça sous-entendait qu'hormis dormir, elle n'avait pas à faire autre chose.

Matin du jour J. Pendant que tout le monde s'affairait et qu'elle entendait du bruit dans les couloirs, Aemilia se réveilla tranquillement, descendit aux cuisines manger quelque chose car ventre sur patte ne pouvait faire autrement, et alla jouer dehors. Sa promenade fut de courte durée... Un jour de mariage, un enfant doit rester à la vue des grands. Et des serviteurs lui couraient donc après, tandis qu'elle s'enfonçait un peu plus dans les prés. Elle finit par se faire attraper et se faire ramener à sa chambre, où on la força, horreur et damnation, à prendre un bain. Comment ça, elle sentait mauvais? Comme la grosse dame d'Alluyes, une autre la frottait à tout va, la faisant bouger comme une feuille dans le baquet. Les larmes de la gamine coulaient si fort... Ca faisait mal, les poils de la brosse à frotter...

L'étape suivante fut plus réjouissante. L'habillage. Aemilia n'avait pas beaucoup de tenues. Ce n'est pas que papa n'avait pas d'argent, au contraire. Mais comme elle grandissait, elle devait changer régulièrement de vêtement. Alors, aucun achat inutile, une robe de temps à autres, dont elle défaisait l'ourlet quand elle grandissait trop. Ou des tenues cousues dans de vieilles tenues féminines, élimées en leur bas, mais qui, une fois découpées, donnaient le plus bel effet. La gamine avait décidé d'emmener la robe d'une de ses maistres, Annaïg. Elle était belle, elle ne grattait pas, et ça faisait bien habillé pour un mariage.

Bien avant tout le monde, elle était prête, et s'ennuyait. Alors, elle s'installa à la fenêtre, afin de regarder le paysage et les arrivées. Elle en surveillait une en particulier. Chacun ayant une charge particulière aujourd'hui, elle aucune, elle avait décidé qu'elle passerait la journée avec sa future marraine. La plus belle des futures marraines. SA marraine. Elle avait promis de venir la chercher, pour qu'elles aillent ensemble à la cérémonie. De longues heures avaient passé... Et enfin, le carrosse aux armes d'Orléans entra dans l'enceinte du château. Aemilia se précipita hors de sa chambre, faisant au passage claquer la lourde porte, et déboula en courant dans la cour où l'attendait Ninouchka. Bras ouverts. Y va, y va pas... Y va, pour faire plaisir, même si elle n'aime pas trop les marques d'affection. Elle sait que la grande, elle, aime. Et de parler tenue, cheveux...


Bonjour Mar.... Bonjour m'dame Ninou duchesse la gentille. Je savais que t'allais venir!

C'est pas moi que j'ai cousu, c'est maistre Annaïg. J'aime bien, ça gratte pas. Pour les cheveux... Faut vraiment les coiffer?


Mine boudeuse en se rappelant le carnage du dernier défilé... Ses cheveux étaient tellement emmêlés que malgré la douceur de maistre Suzan, ça avait tiré fort... Mais bon, fallait faire plaisir, aujourd'hui... Elle se laissa donc faire, en se mordant la lèvre pour ne pas hurler sous la douleur... Bizarrement, il y avait plus doux que Suzan... Il y eu quelques petits rictus de douleur, mais des petits, et en quantité minime...

Une fois le peignage passé, on vérifia une dernière fois les mises, et l'on partit à pied. Ca, c'était une chouette idée qui plaisait à l'enfant. Elle aimait marcher. Courir aussi, mais... là, elle ne pouvait pas. Alors, elle en profita pour sortir de sous son mantel un bout de pain et du saucisson, en proposant à sa grande accompagnatrice, le temps d'arriver jusqu'à la collégiale. Le tout fut rapidement avalé car, déjà, Aemilia voyait son père sur le parvis, faisant signe à tout le monde de rentrer. Dernière déglutition, sourire au paternel malgré quelques miettes de nourritures encore coincées dans les dents et trahissant son petit festin, et la gamine suivit la brune dans le bâtiment saint. Elles pouvaient s'installer n'importe où, Aemilia étant la seule à avoir vu et la tenue du marié, et la tenue de la mariée. Alors, pas de surprise pour elle. L'intérêt était de ne pas être trop vue, pour qu'on ne remarque pas ses bêtises, sa mauvaise tenue, ou quoi que ce soit qu'on lui reprochait parfois dans sa nouvelle éducation.

Cotte violine en soie damassée plissée du revers de la main, mantel turquoise foncé à manches ouvertes bien agrafé, la plus jeune des Amahir tenterait de faire honneur au nom de sa famille... Tant bien que mal.

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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par leanore le Lun 13 Mai 2013 - 19:09

Elle sourit doucement ne s'offusquant pas de sa réponse. Elle lui sourit même de façon complice. POur Léanore les raisons de se mettre derrière étaient toutes différentes que son jeune voisin mais elle rit sur son dernier aveu. Elle le regarda malicieusement. Serait-il un fripon qui aimait lorsque l'occasion lui était donnée de perturber un office ?

Sous ses airs sages parfois même trop sérieux, Léanore n'était pas la dernière en plaisanteries. Peu d'occasions lui étaient donnés de montrer certaines facettes de son caractère ou plutôt elle se l'interdisait ou n'osait pas. Elle enviait parfois les personnes un peu exubérantes, s'étonnait qu' au final on en retenait d'elles non pas leur gaffes ou espiègleries mais bien leur joie de vivre. Forcément ces personnes attiraient comme la lumière attirent les insectes.

Elle lui sourit en écoutant sa confidence. En fait Léanore était douée pour ça : les confidences qu'elle gardait soigneusement pour elle comme un cadeau qu'on lui faisait. Elle fronça un peu les sourcils et son regard s'attrista sincèrement lorsqu'il évoqua sa mère, puis d'un sourire plein de sollicitude

L'essentiel Vôtre Grandeur est que vous sentiez bien. Pour ma part, je n'ai pas eu beaucoup de leçons et je suis encore en train d'apprendre et je ne connais rien en matière de fauconnerie.
Malheureusement je ne saurai pas vous conseiller un maître d'armes car je connais très peu de monde. J'ai eu la chance par un heureux hasard d'en embaucher un moi même pour parfaire ma tenue à cheval et le maniement de l'épée. Mais il est encore trop tôt pour vous dire s'il est un bon enseignant.
Vous devriez demander à Sa Grâce Lexhor, peut être connait-il quelqu'un.


Son regard passa par dessus l'épaule de son interlocuteur et elle aperçut Féodor qui entrait et qui les saluait. Elle inclina la tête pour répondre à son salut, souriante et heureuse de le voir. Elle comptait à présent une autre personne avec qui discuter car elle se doutait bien que le jeune Gailen ne passerait pas la soirée en sa compagnie. Féodor s'assit non lui d'eux et elle se promit d'aller lui parler à la fin de la cérémonie qui ne devrait pas tarder à commencer si on observait bien les mouvements des officiants.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Ingeburge le Lun 13 Mai 2013 - 19:17

[Logis ducal, appartements d'Ellesya – tierce]


Afin de laisser Dotyy tourner à loisir autour de la duchesse d'Amboise, Ingeburge s'écarta et mit à profit ce mouvement de retrait pour faire quelques pas et ainsi évacuer la tension qui la gagnait petit à petit. Foutu Languedocien fier comme pas permis! Il continuait proprement à étendre son emprise sur elle. Ne s'étant pas trop éloignée, de là où elle se trouvait, elle ne put qu'entendre la rousse orléanaise évoquer Actarius qu'elle semblait donc connaître, eu égard au jugement positif qu'elle venait de formuler. Décidément, il la poursuivait partout, celui-là, il fallait et qu'elle pense à lui et qu'une parfaite étrangère parle de lui. La conversation roula encore un peu, passant d'Actarius à Lexhor puis, tout à coup, la Lame fit savoir qu'elle se retirait et se retira effectivement. La Danoise, personne bien trop tournée sur elle-même pour remarquer qu'il y avait un effet Ingeburge – à savoir coller le zéro absolu et faire l'ultra-vide – dès lors qu'elle se voyait contrainte de fréquenter d'autres personnes que celles formant son entourage prit l'explication de ce départ pour argent comptant et ne se douta pas que son côté pompe cryogénique avait certainement encore frappé.

La porte refermée, Ingeburge revint à sa filleule et la conversation s'engagea sur ce qui avait été évoqué plus tôt. La proposition d'envoyer un garde prendre des nouvelles fut ainsi acceptée et l'on passa alors à un sujet sur lequel elles auraient pu s'étendre des heures et un sujet si primordial en c ejour, à savoir la toilette d'Ellesya. Si les goûts d'Ingeburge en matière de vêtements étaient bien particuliers, elle savait apprécier la belle ouvrage et ne pouvait résister à contempler ce qui flattait son sens du beau. La robe dès lors fut à nouveau admirée, pour la qualité du de l'étoffe déjà vantée, pour la délicatesse de ses motifs et pour l'élégance de sa coupe. Nul doute que Lexhor en serait époustouflé, comme il serait ravi d'y reconnaître le talent de sa fille. Puis, sur la question des cheveux qui resteraient détachés, elle ne pouvait que comprendre que Sya voulait faire plaisir à son promis et Ingeburge qui avait déjà une idée précise de son allure le jour de son propre mariage confia :

— C'est également pour faire plaisir au comte du Tournel que je laisserai ma chevelure lâche.
Décision qui la gênait tout à fait, troublée qu'elle était que d'autres que son futur époux puissent la voir tête nue.

Enfin, il n'y avait pas lieu de songer à elle et pour passer à autre chose qu'à la perspective de ses cheveux visibles pour une partie certe réduites mais une partie quand même de l'humanité, elle s'éloigna à nouveau afin d'aller demander à l'un de ses gardes d'aller vérifier si le prince de Montlhéry se trouvait là où il avait intérêt à être. L'échange en insubrich fut bref et pour que le Lombard s'y retrouve lui qui ne pourrait demander à personne si l'Amahir y était pour cause de facultés linguistiques fort limitées puisque circonscrites à un bout du duché de Milan, elle ajouta à la consigne une description de Lexhor de son cru qui se résuma à un homme qui arborait un gros sourire béat et auprès duquel tout le monde se pressait.

Ses consignes dispensées, elle écouta ensuite Ellesya faire part de ses inquiétudes. Il était vrai qu'en épousant Lexhor, la couronne ducale qu'elle ceindrait en ce jour ne serait plus le symbole brillant de son rang, une autre tiare en serait sous peu chargée. Elle écouta sans interrompre une duchesse d'Amboise qui avait manifestement besoin de parler de ce nouveau statut qu'elle gagnerait en plus de celui de femme mariée, elle écouta car si elle ne s'était pas posée cette question en se mariant une première fois au-dessus de son rang elle pouvait comprendre, elle écouta attentivement pour tâcher faire tomber toutes les interrogations, elle écouta aussi en sentant son cœur se serrer à l'évocation en filigrane d'un disparu qui lui avait été également cher. Et c'est en sentant l'ombre du Savoyard planer au-dessus d'elles qu'elle répondit sans hésiter :

— C'est parce que je sais d'où vous venez et quelles personnes vous ont entourée que je puis répondre sans hésiter que vous en êtes tout à fait digne.

Ce ne serait certes pas suffisant mais l'affirmer en préambule était important. Et Ingeburge, ces prémisses posés, ne se fit pas prier pour continuer :
— Votre mère, votre beau-père, le vicomte de Menthon-Saint-Bernard étaient personnes de valeur et d'honneur. Je n'ai pas connu feu le comte de Meymac mais les charges que j'occupe font que je sais ce qui est dit de lui en tant que personnage public. Vous n'êtes peut-être pas née princesse mais vous descendez de deux belles lignées, vous êtes parente avec des personnes qui sont allées au bout de leurs idées, en regard de leurs principes. De tout temps, le tout-venant a été honoré, sans que l'on sache bien pourquoi et au mépris de ceux qui l'auraient mérité mais qui ont préféré rester fidèles à eux-mêmes et à leur opinion plutôt que de jouer les flagorneurs, et si ce n'est certes pas à vous que l'on a remis Montlhéry, je ne doute pas un seul moment que votre futur époux n'aura pas à rougir de vous.
D'ailleurs, connaissant l'Amahir, elle devait donner là une version édulcorée de la vérité.

La suite se déroula comme ce qui avait précédé, avec fluidité et avec une conviction qui parvenait à nuancer la voix ordinairement plate de la marquise de Dourdan :

— Et peut-être que vous n'avez pas fait de grandes choses, et cela, vous êtes la seule en cette pièce à l'affirmer, mais vous avez fait honneur à vos parents et à votre mentor. Il n'y a qu'à voir comment vous avez tâché de donner un sens à votre existence, en vous engageant auprès de l'Église ou encore de la Licorne, comment vous gérez votre maison, avec quel soin vous tâchez de préserver et promouvoir les intérêts des membres de votre famille. Ce que vous avez par exemple offert à votre frère et à votre neveu pour leur majorité vous paraît certainement normal, logique même, mais c'est parce que vous respectez ce qui vous avez été transmis, parce que vous avez le souci de vos proches, parce que les valeurs de la haute noblesse sont les vôtres que vous avez agi ainsi et Dieu sait combien en tant que roi d'armes, mes journées seraient plus apaisées si la majorité de l'aristocratie se conduisait si ce n'est qu'un peu à votre image. Soyez assurée que si le nom des Louveterie est aujourd'hui révéré, ce n'est pas seulement grâce aux membres anciens de votre famille mais aussi bien grâce à vous.

Là-dessus, elle s'approcha encore et ajouta, la voix cette fois plus habituelle :
— Quant à ce que le monde pourrait penser... Ma foi, cela n'a aucune importance.
Elle s'en foutait elle-même à un point tel qu'elle aurait pu se montrer méprisante avec tous ceux prompts à juger. Mais l'heure n'était pas à l'acrimonie mais à l'apaisement et elle dit encore :
— Le principal est que le prince de Montlhéry sache que vous ne l'épousez pas pour une position qui ne lui a été que récemment acquise. Vous partagiez le même rang jusque il y a quelques jours encore, votre attachement est plus ancien que sa nomination à la tête de la Curia Regis et par la grâce de votre mariage, vous partagerez un rang qui sera aussi neuf pour lui que pour vous, ce qui ne pourra que le rendre plus serein. Et il le sait d'autant plus que vous l'épousez pour de bonnes et belles raisons car lui-même ignorait l'honneur qui lui serait fait. Je le lui avais scellé comme je l'ai scellé à tout le monde et je doute que son suzerain en ait parlé, si ce n'est à son épouse et à son dauphin.
Là-dessus, elle prit doucement la main de sa filleule et la regardant dans les yeux, elle souffla :
— Moi, je sais que votre fiancé n'est pas homme à s'attacher à une femme sans principe... et sans caractère comme je sais que vos motifs sont purs et honnêtes. Je le sais. Vous vouliez un époux à aimer, qui vous aimerait et vous l'aurez.

Puis, toujours avec douceur mais avec un entrain qui lui était plus que rare, elle s'exclama :
— Fort bien! Voyons maintenant à parer la future princesse de sa couronne!
Ses mains se tendirent vers le bandeau à fleurons rehaussé de perles et de gemmes tandis qu'elle se penchait un peu. Mais elle suspendit tout à coup son geste, l'on pouvait entendre du bruit de l'autre côté de l'huis.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Ninouchka du Val Ancien le Lun 13 Mai 2013 - 20:01

Un sourire et un petit signe de main à Xalta et à un Lexhor très entouré en passant à proximité avec Aemilia, puis toutes deux remontèrent la nef centrale à la recherche d'une "bonne" place.

Ninouchka tenant la main d'Aemilia se pencha vers elle


Tu veux être devant pour bien voir ce qui se passe ? ou pas trop ? moi j'aimerais bien voir les mariés ... on se met où tu veux mais au coin d'une rangée, sinon je verrai rien. Je ne veux pas en rater une miette ! D'ailleurs en parlant de miettes ...

D'un léger revers de main, elle balaya, mine de rien, les traces de la collation improvisée d'Aemilia, répandues sur sa jolie robe.
Elle jeta à tout hasard un regard inquisiteur sur sa tenue blanche et noire ... elle n'avait pas pu résister aux propositions de la petite de partager pain et saucisson ... rien à signaler, elle avait réussi à manger proprement.

Marchant lentement pour repérer LA place, Ninouchka rencontrait des regards connus. Une inclinaison de tête, un sourire ... pour le moment il fallait se contenter de ça. Les retrouvailles seraient pour plus tard. Pas question de s'attarder encore avant de s'installer car on sentait monter une sorte d'effervescence, annonciatrice du grand moment.
Elles trouvèrent une rangée dont les deux places de coin étaient encore libres. Ce n'était ni franchement devant, ni trop derrière.


Ça te convient Aemilia ? on verra bien d'ici et en même temps on sera tranquilles ... t'en penses quoi ?

Sans attendre vraiment de réponse, elle s'assit entraînant l'enfant avec elle.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Ellesya le Lun 13 Mai 2013 - 21:07

[Logis ducal, appartements d'Ellesya – tierce]

Lorsqu'Ingeburge annonça qu'elle laisserait ses cheveux libérés pour son propre mariage, Sya ne put réprimer un haussement de sourcils, marque d'étonnement éphémère. Et de sourire doucement ensuite.

Vous serez très belle ainsi. Je me réjouis d'être à ce jour.
J'ai un jour été témoin, témoin d'une pathétique farce dont je me sens encore salie. C'était le mariage Mirandole.


Elle ne détailla pas plus le sujet de cette mascarade, trop attentive aux paroles de sa Marraine qui usait d'un coup son quota de parole d'une année. En deux jours, la danoise venait de la gratifier de tous les bonheurs qu'elle aurait pu attendre d'une femme veillant sur elle, l'accompagnant, l'encourageant et la rassurant.
Son nez picotait et son regard était devenu brillant à mesure que les paroles d'Ingeburge se gravait dans son esprit. Lexhor veillait sans cesse à la flatter, à rehausser sa valeur à ses propres yeux. Mais c'était un homme amoureux et elle n'accordait qu'un crédit limité à toutes les douces paroles qu'il lui offrait. Mais sa Marraine n'était pas personne à flatter, ni à dispenser sa parole pour rien, aussi Ellesya recueilla-t-elle ces paroles comme autant de joyeux pour illuminer son coeur.
Si l'une avait été prolixe, l'autre fut sans voix. Elle avait milles choses à dire à celle qui lui faisait face en ce jour mais rien ne passait dans sa gorge contractée et puis l'affection que la Walkyrie de Tyr portait à la Marquise était presque sans borne, ayant reporté sur elle toute cette affection filiale qui n'avait plus d'objet que des gisants.

Lorsqu'elle lui prit la main, elle la serra doucement en retour et souffla juste un mot qui comprenait tout ce qu'elle aurait bien pu exprimer en long et en large.


Merci

Ingeburge mit fin à l'épisode émotion -fallait bien en garder pour plus tard!- pour mettre la dernière touche à la future mariée mais du bruit les figea toutes les deux.

Le temps est venu, je crois.

Elle fit signe à une femme d'aller prévenir qu'elle arrivait dans un instant et présenta le chef à sa Marraine.

Quand il n'y eut plus rien à faire, Sya resta un instant sur place à inspirer l'air puis à l'expirer longuement. Enfin, rapidement, de peur qu'Ingeburge ne voit venir l'initiative, elle vint comme pour déposer une baiser sur sa joue mais y posa juste sa joue, tout en lui prenant les mains une seconde.

Croisant à nouveau le regard aussi clair que le sien mais bien différent, elle sourit doucement.


Encore merci.
Le mieux est d'y aller maintenant. Il va falloir que je me concentre pour ne pas trop hâter le pas!


La porte de l'appartement fut grande ouverte, découvrant le Comte du Tournel auquel Sya offrit un franc sourire avant d'en offrir un dernier à sa Marraine qui allait devoir les précéder.

Je suis prête. Si vous l'êtes également, allons-y.
Il me tarde depuis longtemps d'en être à ce jour.


Quittant sa tanière pour de bon, elle tendit sa main, paume vers le bas, vers Actarius afin de déposer sa main dégantée sur le bras de celui-ci.

Je vous remercie, ainsi que votre fille, de me prêter votre bras et de m'accorder votre présence aujourd'hui. C'est un jour dédié à l'avenir. C'est pourquoi je suis si heureuse que vous ayez accepté.
Passé, présent, avenir. Réconciliés aujourd'hui en mon esprit. Merci.


Encore un merci. Pour sûr, cela serait un mot souvent prononcé dans les heures et peut-être jour à venir. Les remerciements sincères à tous ceux permettant à la jeune femme de vivre cette journée dans une harmonie rare en ces temps troublés.

De toute manière, le premier qui moufte... elle le bouffe, foi de Louveterie !
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Clotaire de Penthièvre le Lun 13 Mai 2013 - 21:26

A peine si l'on remarque le froncement de nez de l'adolescent à l'évocation de l'homme distingué qu'il pourrait paraître. D'ailleurs, ayant eu un aperçu à Ligueil du caractère tempétueux de celle qui arrive à tenir un homme aussi dur que le roc allemand - et Clo sait de quoi il parle, il revient d'Allemagne- il n'hésite pas, en souvenir du bon vieux temps où il ne pouvait pas s'asseoir, à donner dans l'humour noir...

"Oui, Baronne, que voulez-vous, on m'a destitué de mon duché il y a quelques semaines, j'ai tout perdu ma distinction du coup..."

Prenant place à l'invitation un peu forcée de Hans, il vérifie que sa belle est bien installée, l'intérêt d'être amoureux d'une femme d'une taille raisonnable, c'est qu'il n'a pas besoin de baisser l'épaule pour la laisser y reposer sa caboche cabossée... Il lui caresse du pouce la main qu'elle a gardée liée à la sienne, et se tourne vers son sauveur:

"Figurez vous qu'il y a des gens qui exècrent mon nom plus que vous encore... et qu'ils sont bien moins classes."

Ca c'est certain, la clique indépendantiste angevine a la plume acérée, mais l'intelligence bien destructrice. Enfin... si l'on peut parler d'intelligence à tel stade de nihilisme.

Clotaire en secoue la tête de dépit, réflexe adolescent de celui qui ne sait pas encore bien masquer ses émotions. Et en tournant la tête, voilà qu'il aperçoit son autre sauveur. Dites, c'est une réunion Tupperware des gens qui ont sauvé Clotaire avant ses cinq ans ? et demain quoi, ceux qui l'ont enfoncé après ses 14 ? Car dans son champ de vision, un mantel dont il ne risque pas d'oublier les couleurs, un mantel qui avait surgi au milieu d'un combat sous des remparts saumurois, le sauvant du fracas des armes, l'emmenant sur un cheval vaillant, et le ramenant à sa mère, alors vivante. Guillaume de Jeneffe, alors GEF, l'avait lui aussi sauvé.

Le Penthièvre le salue d'un signe de tête. Il serait étonnant que Guillaume le reconnaisse, si Hans l'a recueilli des années, le Flamand ne l'avait eu qu'une journée. Il n'empêche, la mémoire est vivace chez les mauvaises herbes, et bien qu'en train devenir belle plante, l'Héritier se ferait peut-être remarquer. Après tout, c'est un carré VIP ou pas un carré VIP ?
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Miguaël Enguerrand le Lun 13 Mai 2013 - 22:10

Lexhor lui avait répondu le premier, alors il avait enchainé, pas de temps mort, le marathon de la journée avait débuté, et bien.

Comment aurais-je pu rater cela ? Ma sœur dont certains disaient qu'elle serait vieille fille va sceller son bonheur et devenir Princesse en prime . C'est une Noël pour notre famille ! Et je suis le dernier de la fratrie encore présent pour encourager ma chère sœur à prononcer ses vœux. Il eut fallu un cataclysme pour que je ne sois pas présent.

Et puis, il poursuivit plus bas :

Jehanne devrait arriver, je prie pour que tu ne lui en tiennes pas rigueur.

Il souriait à Lexhor, et se tourna vers Aaron (Si vous trouvez la cohérence des actions que je décris, faîtes le moi savoir sans délai !) :

Que je vous accompagne ? Ce serait avec plaisir Eminence, mais je crains que nos places ne soient pas exactement situées à la même distance de l'autel. Je sais que ma sœur m'a fait l'insigne honneur d'être son témoin, je ne peux toutefois prétendre qu'au premier rang, ce qui me convient parfaitement, en fait.

Alors il fit quelques pas en direction de la nef. Serait-ce la réminiscence d'un autre mariage ambacien ? Quelques années plus tôt, avec quelques protagonistes différents (enfin, certains et certaines étaient déjà là et aux mêmes places, genre une témoine, genre un officiant). Finalement, la vie n'est-elle pas un éternel recommencement ?

Eminence ? Allons-y. Je crois que ma sœur nous en voudrait à tous deux de retarder ses noces, elle nous a déjà en grippe ces derniers temps je le crains. Je crois que nous ne le méritons pas, mais nous pourrons médire ou nous plaindre un autre jour. Aujourd'hui, ce sont des réjouissances que nous venons fêter.

Mais où était Jehanne ? Était-ce encore la faute d'un lapin offert par un "fils de" encombrant ? Gasp.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Lexhor le Lun 13 Mai 2013 - 22:14

C'est alors qu'il prenait le chemin de l'intérieur de la collégiale, rameutant tous les parvisiens du moment, que Kalimalice choisit d'arriver à son tour, accompagnant ainsi la petite troupe en marche.
Lexhor s'arrêta un instant et s'inclina pour l'accueillir avec un sourire.


Dieu te garde Kalimalice. Je suis également certain d'avoir fait le meilleur choix. C'est pour moi une évidence. Mais viens, entrons et ne tardons plus, il est temps de prendre place.

Kali ne voudrait pas que la douce Ellesya montre les crocs comme la louve qu'elle pouvait être. Personne ne le voulait d'ailleurs.
Il poussa un peu plus tout le monde vers l'intérieur et les incita à prendre place, non sans avoir assurer à Miguaël que sa fiancée était toute excusée et qu'elle avait encore un peu de temps pour arriver. Il aurait quand même bien mit une pichnette derrière la tête de son futur beau-frère en écoutant sa dernière remarque. Mais il n'en fit rien et se contenta de hocher la tête et de lever les yeux au ciel.

Lui entra et se signa puis se dirigea vers l'autel pour y prendre position.
Une fois en place, il aperçu milieu des rangées de bancs, la duchesse d'Orléans qui accompagnait sa petite Aemilia. Elles étaient entrées juste avant le groupe.
Loin de ce qu'avait espéré sa fille, Lexhor souhaitait la voir dans les premiers rangs. Il fit donc un signe de la main en direction de sa suzeraine et de sa petite protégée. Si Ninouchka était libre de rester à sa place, Aemilia elle, n'avait pas le choix. Un léger sourire accompagna le signe puis il prit place devant l'autel.
La tension commençait à monter et il avait hâte de voir sa fiancée et que l'office commence. Pourtant il manquait encore du monde, et pas des moindres. Bourguignon et son épouse n'avaient pas encore fait leur apparition et Arthur avait dû s'attarder dans les jardins, s'extasiant devant les simples, entraînant son grand frère dans ses frasques.
La marquise de Dourdan ne s'était pas encore montrée mais son absence n'inquiétait pas Lexhor, l'imaginant, à raison, auprès d'Ellesya et l'accompagnant jusqu'à l'autel. L'absence d'Actarius l'étonnait plus mais peut-être avait-il été réquisitionné pour ouvrir la marche et annoncer par son entrée l'arrivée imminente de la mariée.
Le prince souffla un bon coup, songeant que d'ici peu il pourrait embrasser sa princesse.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Arthur d'Amahir le Lun 13 Mai 2013 - 22:35

[Prise de tête, Etat d'esprit, Résolution pour en arriver à la cérémonie]

Le jour approchait, ce jour où son Père, qu'il chérissait tant, avait choisi de se marier de nouveau, après une longue période de veuvage depuis la mort de la mère du dernier garçon de la famille. Arthur avait pleuré sa mère de nombreuses années, silencieusement, oeuvrant pour sa ville, Orléans. Et cela continuait encore à l'époque bien que le douleur liée à la perte se faisait de plus en plus distante.

Malgré son ressentiment face au mariage de son Père avec ce qui serait la prochaine maitresse de maison des proprietés du Père, il ne se sentait d'aucune manière le droit de gâcher le bonheur des deux toutereaux, d'autant plus qu'il avait appris à apprécier cette nouvelle venue à l'occasion de joutes auxquelles son Père lui avait demandé d'accompagner la future épouse. Comment en vouloir à une personne si charmante, sociable et attentionnée qu'Ellesya. De fait, malgré son amertume à aller de l'avant et à oublier quelques peu sa mère biologique, Arthur se réjouissait probablement de la présence féminine à venir dans les couloirs du château. Tout cela pour dire que dans la tête du garçon, malgré les discussion avec Ellesya ou son Père, c'était encore un beau bordel de sentiments dans la tête du jeune d'Amahir. Mais il ferait avec, comme à son habitude, mettant en avant des principes logiques plutôt que des sentiments.

Alors c'est avec une joie quelque peu simulée qu'il avait accepté d'être le porteur des anneaux. Si seulement il pouvait les enchanter pour pouvoir les contrôler tous... Bref, la proposition qu'il avait accepté surtout pour faire plaisir aux deux toutereaux plutôt qu'à ses propres sentiments, revenaient à lui faire dire : "Je suis en accord avec vos épousailles. Je suis d'accord pour que tu oublies ma mère." ; cadeau empoisonné si vous vouliez son réel avis à ce moment là. Il avait alors prié toute la nuit sans relâche, le Très-Haut, Aristote, et appelant de ses voeux les conseils de se défunte mère, Naluria, qui devait observer tout ceci depuis le Soleil. Il avait médité, pleuré, seul, discrètement, les mains serrées l'une dans l'autre, les coudes posés le bord de son lit, pour finalement s'endormir de fatigue, et dormir comme il ne l'avait jamais fait depuis plusieurs années. Nul réponse ne lui avait été donné, mais il avait décidé, sans retour possible sur sa parole, qu'il ferait ce qui lui semble juste, juste selon le livre des vertus : il aiderait ses deux êtres qui s'aiment à être uni pour la vie, et qu'il continuerait à faire une prière par jour pour sa défunte mère, pour ne pas l'oublier.

C'est ainsi résolu qu'il partit pour Amboise en compagnie de son Père et de toute sa mesnie. Le chemin depuis Orléans fut relativement court, considérant les voyages de certains convives qui viendraient de bien plus loin. Sur le dos sa fidèle jument Lunaria qu'il passa tranquillement les collines et les vaux en direction du lieu de la cérémonie. Il avait fait suivre malles et nécessaires à un bonne préparation, car avant tout, il ne fallait ne pas décevoir son Père pour qui il avait un respect sans borne, tel un héros des temps anciens, bien qu'Arthur commençait à comprendre qu'il n'était qu'un homme comme les autres finalement.

Une fois arrivé : après salutations aux hôtes, présentation des chambrées et un peu de rangement, Arthur s'éclipsa et fit sa reconnaissance des lieux, pratique que le jeune d'Amahir faisait tout le temps à chaque fois qu'il se rendait en quelque part. Il arpenta de nombreux couloirs, trouva rapidement les cuisines où il subtilisa quelques cailles rôties pour le diner du soir et regagna sa chambrée. Il répéta alors mentalement le moment fatidique où il apporterait les anneaux, pensant aux mille et un moyen de faire foirer l'affaire par la même occasion, de temps à autre, se disant qu'une résolution peut être revu tant qu'elle n'a pas encore été vraiment appliqué... Mettrait-il un peu d'animation dans la belle cérémonie ? Un sourire se dessina sur son visage avant de reprendre son sérieux et de répéter une dernière fois la manière de procéder.
Une petite prière pour sa mère avant d'aller se coucher et Arthur sombra dans un sommeil profond.


Et nous voici au jour des épousailles, Arthur se réveilla, frais comme un gardon, pris le temps de se laver rapidement dans un petit bain d'eau tiède à froid pour éviter de retomber dans une léthargie et trop trainer dans le bain. Puis il s'habilla avec la jolie tenue que sa soeur lui avait confectionné. Comme à son habitude, elle démontrait une fois de plus ses talents en la matière. Il fit appel à son suivant pour l'aider. Et une fois vêtu de pied en cape, il prit le petit paquet posé sur son lit. Il était entouré d'un carré de soie de couleur rouge pour en cacher le contenu si précieux. Mais plein de précaution en valant mieux qu'une, il mit le paquet dans sa vielle besace qu'il prit sous son bras, puis se dit que ce nétait pas très ajusté avec sa tenue. Après quelques réflexion, il opta pour la solution la plus prudente, même si le bon vieux cuir de sa besace pouvait faire tâche par rapport à sa tenue.

Regardant rapidement son reflet dans les vitres de la chambrée, il jugea de l'heure tardive par la position du soleil à l'horizon et partit d'un pas soutenu en direction de l'édifice religieux, en passant rapidement prendre comme prévu son frère Gabriel à sa chambrée. Tout deux arrivèrent non loin de la collégiale et Arthur avisant de l'arrivée de la mariée qui s'en venait vers le bâtiment, s'esquiva du chemin menant à l'entrée principale, entrainant son frère par le même occasion, pour passer par une porte latérale qu'il avait repéré le jour d'avant.

Jettant rapidement un coup d'oeil en ouvrant le porte, il vit que nombreux était déjà arrivé et placé. Discrètement, suivi de son frère, il se dirigèrent par l'allée latérale vers les premiers rangs où étaient leur place, distribuant ça et là les rares regards connus qu'ils croisaient, la plupart étant tourné vers l'autel ou l'entrée. Ils s'asseyèrent, Arthur, sa besace serré contre lui. Il croisa le regard de son père vaguant alentours et remuant la main pour que Aemilia rejoignent le premier rang. Il lui fit un sourire, tapotant sa besace pui l'ouvrant pour poser sur ses genoux le précieux colis de couleur rouge, planquant sans ménagement la sacoche de cuir sous le banc.

Il était là, présent à ce grand événement de bonheur et de joie. Il n'y avait plus qu'à patienter.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Lexhor le Lun 13 Mai 2013 - 22:55

Comme pour distraire et occuper, durant l'attente, leur père, Arthur et Gabriel firent leur entrée, non par l'entrée principale, et se portèrent sur l'un des premiers rangs.
Instinctivement le père se dirigea vers ses fils pour les saluer et partager quelques instants avec eux.
Il se porta d'abord à hauteur de Gabriel et posa sa main droite sur sa joue gauche avant de lui baiser le front puis de poser ses mains sur ses épaules et de les tapoter.


Quel gaillard tu es devenu. Tu as grandi si vite, tu es un homme désormais. Je t'aime, fils. C'est une grande fierté de t'avoir auprès de moi durant les combats. Tu es un grand guerrier.

Il n'en ajouta pas plus car son aîné n'était pas du genre bavard. Au contraire de son frère qui était du genre jovial et prolixe en paroles. Le père répéta le rituel, baisant le front de son cadet.
Il leva le menton de celui-ci à l'aide de son indexe et sourit, puis se pencha vers lui et lui glissa quelques mots à l'oreille.


Tu ressembles de plus en plus à ta mère, Arthur. Tu as hérité de sa joie de vivre et de sa détermination. Tu es têtu comme elle. Elle vit toujours grâce à toi mon fils. Je t'aime, Arthur.

Un large sourire se dessina sur le visage du prince qui se redressa et s'inclina, avant de reprendre sa place près de l'autel, regardant machinalement vers l'entrée de la collégiale.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par xalta le Lun 13 Mai 2013 - 22:56

Un sourire amical aux deux Pairs. Elle a pu percevoir une petite lueur dans le regard de Lexhor en le voyant dans une tenue aussi stricte, celle qu'elle ne met que lorsqu'elle officie et encore quand elle l'a sous la main. Pas comme en Bourgogne où elle avait du improviser. Les invités continuent d'affluer. Ils sont rejoint par un ex Giennois.

C'est un plaisir partagé Bel.
J'officie de façon bien ordinaire tu sais. Sauf lorsque le goupillon m'échappe pour finir dans un décolleté.


Un fin sourire étire ses lèvres au souvenir de l'envolée du ledit goupillon et de sa récupération entre deux monts blancs. Il fallait espérer qu'elle ne commettrait pas ce genre d'impair en ce jour. Pas sûr que tous aient assez d'humour pour prendre avec philosophie une maladresse. Elle le regarde s’éloigner, ensuite Feodor s’approche d’eux et elle réprime difficilement un rire cristallin en voyant la surprise du Giennois, d’ailleurs l’était-il encore ? La ville avait tendance à faire fuir les meilleurs.

Bonjour Feodor, inspirez profondément. Ce n’est que moi.

Une moue doucement taquine pour accompagner ses propos. Des Inconnus entrèrent, elle les salua poliment. Puis une tête connue de nouveau, celui qu’elle avait rencontré y a un an de cela, quand il était Grand Ecuyer de France et elle, ambassadrice aux OR. Il s’était montré patient en répondant à ses interrogations. Depuis, elle avait pu le croiser en Connétablie, dans des campements lors de joutes et elle avait pu aussi l’apercevoir lors de récentes funérailles où elle s’était faite plus que discrète. Elle le salue avec égards et le gratifie d’un sourire.

C’est un plaisir partagé.

Vient ensuite une Rousse éclatante dans sa robe. Un autre sourire pour la saluer.

Bonjour Dotyy

Puis le tour d’un jeune homme croisé en effet à Orléans mais aperçu aussi lors des joutes qui eurent lieu quelques semaines plus tôt.

Bonjour, en effet vous avez une excellente mémoire.

Et tout ce petit monde continue d’affluer, elle n’a pu que saluer d’un mouvement de tête une Léanore pressée, semble-t-il . Ce serait pour plus tard. Une autre Orléanaise. Elle la salue d’un mouvement de tête courtois. Puis le tour de Champenois. Ils furent rejoints entre temps par le Cardinal.

Votre Eminence, je vous suis. Il est temps en effet que nous prenions place.

D’autres arrivèrent sur ces entrefaites : la Duchesse et Aemilia qui filèrent à l’intérieur. Ils remontèrent la nef. Puis se placèrent tous deux près de l’autel. Les dernières mises en place. Un regard vers les deux fils de Lexhor qui sont finalement arrivés. Un regard à Arthur pour qui elle avait une tendresse particulière. Par bien des aspects, il lui rappelait ce fils devenu grand et qui vivait bien loin d’elle. Elle sentait l’appréhension de nouveau surgir, mais elle inspira profondément pour calmer ce flot de doutes, priant pour se montrer à la hauteur de ce jour qui se devait être parfait.

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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Arthur d'Amahir le Lun 13 Mai 2013 - 23:03

En un moment pareil, nulle autre parole n'aurait su lui faire plus plaisir. Et à ce moment là, tout ne fut que bonheur : "Mon Père, Ce Héros !!" C'est un regard plein d'admiration qu'il lança à son pèere, et une larme en coin de l'oeil à la pensée que lui, Arthur d'Amahir, puisse autant ressembler à sa mère. Il accepta le compliment par un signe du chef et une parole bien simple mais évocatrice de temps de chose :

Je vous aime Père.

Puis séchant discrètement son oeil humide d'un revers de manche, il entraperçut le regard de Xalta qu'il gratifia d'un large sourire.
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par titoukiki le Lun 13 Mai 2013 - 23:13

elle venait d'avoir la confirmation qu'il pouvait bien y avoir une lueur d'espoir pour ce jeune godelureau , la verve est légère et ferait bien naître un léger sourire à la baronne caractérielle , mais il faut savoir se tenir et ne pas laisser d'ouverture aussi facilement sinon c'était foutu et elle n'aurait jamais l'occasion de se faufiler hors d'ici

J'en suis désolée petit, mais cela peut forger son homme que de traverser une épreuve et quand on est de cette lignée il y a des fois ou le sort ne peut être favorable....

Voila qu'en disant cela, sincèrement en passant, une pensée s'incruste de nouveau ...Beuch.... Elle se mordille la lèvre, feu meilleur ennemi et une motivation pour que son homme sorte de sa grotte !

Puis la demoiselle s'adresse à elle et de ce fait, elle passe de l'insignifiance à une tentative d'éclosion
Avec un peu d'effort et une bonne dose d'huile de coude, la fiancée pourrait passer de la larve au papillon mais chaque chose en son temps
Titou pose son regard azur sur ce visage bien trop pâle


Merci pour ce compliment bien que les années commencent à laisser des traces, par ailleurs vous semblez si éprouvée mon petit qu'il vous suffirez d'un sourire pour rayonner


petard fallait qu'elle fasse sa gentille maintenant! qui aurait pu croire que ce petit couple lui inspirerait finalement de la sympathie mais attention hein pas d'effusion d'affection , les sentiments elle les gardent pour les siens.
Mais ressentit le besoin d'en revenir au garçon, elle lui murmure ce qui pourrait être un conseil bienveillant

au risque de me mêler de ce qui ne me regarde pas mais étant mère, il serait de bon ton que tu sois attentif à ta jeune fiancée, un homme se doit d'illuminer sa belle de diverses façons et non la laisser se ternir....

Ils sont à présent installer, et sa main vient prendre possession de celle beaucoup plus virile de son homme, elle se penche sur le ton de la confidence

mon cœur, tu ne voulais jamais me croire lorsque je te disais que tu étais inoubliable et que tu marquais les esprits , confirmation est faite n'est ce pas ? Mais je te préviens, je te réserve un petit quelque chose ...

sa mimine se resserre pour appuyer ces quelques mots
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Ninouchka du Val Ancien le Lun 13 Mai 2013 - 23:31

A peine installées, elles virent passer le futur marié. Il était impressionnant et avait belle allure comme toujours, mais il y avait aujourd'hui un petit "plus" qu'elle n'arrivait pas à définir.

Elle n'eut pas l'occasion de se poser la question bien longtemps. Arrivé devant l'autel, voilà qu'il se tourne vers l'assemblée, cherchant sans doute certaines personnes du regard ou tout simplement espérant aperçevoir la mariée dès qu'elle se montrerait.
Et ce qui devait arriver, arriva ... son regard s'arrêta sur elles deux, suivi d'un signe qui ne laissait aucun doute sur sa volonté de les voir devant. Il eut la bonne idée d'assortir le signe légèrement impératif d'un sourire tout aussi léger.

Ninouchka se tourna vers Aemilia, lui parlant à voix basse


Tu as vu ? On n'a pas le choix ma puce ... ton papa veut qu'on aille devant ... après tout, c'est normal, tu es sa fille ... moi c'est différent, mais je t'ai promis de rester avec toi et je le ferai, ne t'inquiètes pas.

Elle se leva, prit Aemilia par la main et l'emmena vers l'avant. Heureusement il y avait encore pas mal de va-et-vient dans la collégiale. Il continuait à y avoir des arrivées, il y avait des invités qui, comme elles deux, changeaient de place en dernière minute, soit pour être mieux installés, soit pour rejoindre des connaissances.

Elles prirent deux places côte à côte à la première rangée. Ça ne faisait aucun doute que là, elles ne rateraient rien de la cérémonie. Elles étaient aux premières loges et ma foi, une fois assises toutes deux, la duchesse se dit qu'après tout ce n'était pas plus mal.
Elle jeta un coup d'oeil à sa petite compagne, certaine qu'elle ne devait pas apprécier.

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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

Message par Ingeburge le Mar 14 Mai 2013 - 0:18

[Logis ducal, appartements d'Ellesya, puis en route pour la collégiale – tierce et personne ne sera à la bourre!]


Il y eut deux surprises qui tour à tout vinrent émouvoir Ingeburge et si celle-ci n'en était pas à en avoir les yeux brillants, elle n'en demeurait pas moins touchée et remuée.

La première fut du fait de sa filleule, qui, spontanément, vint lui donner un baiser sur la joue. C'était inattendu, frais et chaleureux, à l'image de cette jeune femme qu'elle avait vu évoluer, de plus ou moins près, et qui s'apprêtait à écrire un nouveau chapitre de sa vie. Cette marque d'affection qu'elle n'aurait su anticiper venait conclure un instant de partage précieux qui avait débuté dès lors qu'elle était entrée dans la chambre d'Ellesya. Il avait été alimenté par les interrogations de cette dernière, les réponses fournies par une marraine décidément bien loquace, les remerciements que cette mise au point avait suscités et s'était poursuivi par la remise de la couronne ducale. Ingeburge avait posé avec soin le cercle d'or sur le sommet de la tête de la jeune épousée, prenant bien garde à ne pas tirer de cheveux et veillant à ce que la bonne inclinaison fût trouvée et avait finalement arrangé quelques mèches çà et là avant de se reculer un peu afin de jauger l'ensemble. Si la perfection était le seul apanage du Très-Haut, la duchesse d'Amboise ainsi vêtue, parée et coiffée déployait des prodiges d'élégance et de beauté. Et donc, ce baiser impromptu et si touchant. Elle ne pipa mot, se contentant de fixer ses prunelles dans celles que posaient sur elle la Tourangelle et pour se donner une contenance, elle avait enfilé les gants passés à sa ceinture.

— Oui, allons-y.
Et la marquise de Dourdan emboîta le pas à la petite Valkyrie qui avait si bien poussé, non sans avoir au passage récupéré son coffret. Sur le seuil, l'on avait accueilli le comte du Tournel.

Là était la seconde surprise, encore qu'elle savait fort bien qu'il allait venir, qu'il devait venir et qu'elle le croiserait tôt ou tard. Mais voilà, si bien informée qu'elle fût de cette apparition, elle ne put empêcher son cœur de manquer un battement, comme à chaque fois qu'elle voyait son fiancé, qu'elle l'eût quitté depuis des jours ou seulement quelques minutes auparavant. Écartée l'appréhension de sa vexation, balayée l'idée qu'il eût pu lui en vouloir, à chaque fois qu'ils se revoyaient, il n'y avait que deux dans leur plus simple expression, à l'exclusion du reste, du monde et de tout ce qui les séparait tant. Oh, ils se querelleraient, et certainement aujourd'hui même, quand ils pourraient, affranchis des autres, se dire tout ce qu'ils avaient sur le cœur. Il lui reprocherait la Normandie, la facture; elle ne se laisserait pas démonter et brandirait figurativement le contrat auquel il avait souscrit. Mais pas maintenant. Maintenant, elle devait essayer de maîtriser les battements désordonnés de son cœur et tâcher de se rappeler que ce n'était pas la première fois ni la dernière qu'elle le voyait. Maintenant, c'était Ellesya, l'une des rares personnes sur laquelle elle était capable de se concentrer en dehors d'elle-même et de lui.


— Votre Seigneurie.
Les salutations furent usuelles : laconiques et distantes. Et si son cœur s'était ému à ne plus en être régulier, sachant bien qu'Ingeburge et Actarius avaient été séparés depuis des semaines, son visage adamantin lui demeurait impassible. Il y eut juste cette seconde où leurs regards se croisèrent, où tout se dit sans que rien ne pût être perçu et elle détourna les yeux quand derrière le Languedocien, elle remarqua son second garde de retour du parvis de la collégiale. le Lombard hocha simplement la tête et elle put dire à Ellesya :
— Le prince de Montlhéry est bien arrivé. Voilà donc pour moi le moment de vous laisser. Mais avant cela...
De sa main gantée, elle fit jouer l'ouverture de sa boîte et en tira l'un des deux bijoux qui y reposaient sur un lit de velours cramoisi. Elle le présenta à sa filleule, une fine chaîne d'or s'entremêlant à ses doigts auquel était accroché un médaillon délicatement ouvragé oscillant doucement dans l'air. Celui-ci, en vermeil, était frappé au revers des armes d'Amboise et à l'endroit d'une croix aristotélicienne, le bord extérieur étant entouré de cabochons d'améthyste.
— Voici un collier-reliquaire renfermant quelques cheveux de saint Bynarr sous le patronage duquel a été placé la collégiale d'Amboise. Je voulais vous le remettre avant la cérémonie de mariage, non pour que vous le portiez, mais en signe de protection. Vous pourrez le confier le temps de la cérémonie au comte du Tournel une fois parvenue dans le narthex.
Le bijou fut posé dans la main de d'Ellesya qu'Ingeburge serra un instant dans celle qu'elle avait de libre.
— Que le Très-Haut vous bénisse, ma très chère filleule.

Puis, après un dernier signe de tête, elle referma le coffret et prit la direction de la cour d'un pas pressé, aussitôt suivie des Lombards. Il s'agissait maintenant pour elle de rejoindre la collégiale dont les cloches tintinnabulantes se faisaient entendre. Tout le monde ou presque – puisqu'elle n'y était pas! – devait être entré désormais. Alors, elle força l'allure, une main arrimant fermement sa petite charge, l'autre soulevant le bas de sa houppelande, dans les limites que la décence, tempérée par la nécessité de se montrer pratique, impose. Il y avait trois raisons à cette hâte : prendre suffisamment d'avance sur Sya pour pouvoir admirer son entrée; faire comprendre au marié que c'était bon, ladite Sya arrivait; et glisser quelque chose d'autre au dit marié. Corridors, cour et autre cour furent avalés, l'édifice aux pierres claires était enfin en vue. Il fallut encore quelques foulées pour atteindre la parvis et là, Ingeburge se fit débarrasser et de sa cape, et du coffret. Pfiou, elle y était et un coup d’œil derrière elle lui permit de constater qu'elle avait pris suffisamment d'avance, assez notamment pour reprendre son souffle. Une minute ou deux suffirent qui furent mises à poser pour arranger voile, houppelande et empoigner son Livre des Vertus qu'elle cala contre son cœur. Entrant dans la collégiale, elle plongea aussitôt en signe de respect dans une profonde génuflexion avant de se relever et de remonter la nef centrale.

Qui était là, qui ne l'était pas? À dire vrai, elle n'en savait rien, ne regardant personne puisque ayant un seul but à l'esprit : le prince de Montlhéry. Dans son sillage, les deux Lombards désarmés avançaient à pas mesurés, ayant réglé leur rythme sur le sien et non sans amusement, Ingeburge pensa que l'Amahir qui avait les yeux tournés vers le fond aurait préféré y voir une autre apparition. Qu'importe, futur tonton aurait future belle-marraine comme hors d'œuvre, ce qui lui permettrait tout de même de tuer un peu le temps. Arrivée à hauteur de son com-pair, et non sans avoir adressé un salut du chef aux deux officiants, elle glissa un très formel :

— Votre Seigneurie.
Avant d'ajouter à mi-voix :
— Je quitte Ellesya à l'instant, elle est en chemin, elle vous arrive.
Puis, après s'être tournée vers le garde tenant le coffret, elle ouvrit le réceptacle de bois et y prit le collier-reliquaire. Elle le tendit ensuite à Lexhor et ajouta toujours en chuchotant :
— Votre fiancée vient de recevoir le même bijou de ma part, s'y trouve en son cœur une petite mèche de cheveux de saint Bynarr à qui est dédié ce lieu. Je vous le remets comme à elle à titre de protection.
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Ingeburge
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Re: Mariage d'Ellesya et de Lexhor

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