Quand les inséparables rencontrent Aristote...

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Message par AsdrubaelVect le Sam 14 Nov 2009 - 16:59

Le Duc sourit à la comtesse.

Et bien, je ne savais point que ma fille avait des connaissances si loin. Nous sommes bien heureux de vous accueillir.

Il poussa ses deux enfants pour les avancer un peu vers la Sybilla.
Et je vous présente Esyllt et Miguaël, frère et sœur d'Ellesya.

Mais si vous le voulez bien, nous allons entrer dans la collégiale, la cérémonie ne tardera probablement pas.

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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Esyllt Catarina le Sam 14 Nov 2009 - 21:55

Poussée comme une charette à mains en direction d'une enième personne, Esyllt commençait à se languir. Si on lui avait bien fais comprendre que l'apprentissage ne se faisait pas uniquement dans les livres, mais bel et bien en rencontrant de nouvelles personnes, en échangeant avec elles de tout et de rien, mais de préférence de tout, Esyllt souhaitait à présent voir sa soeur qu'elle n'avait vu depuis la veille, en début d'après midi. Ce ne fut pourtant pas faute d'avoir cherché, mais en vain, personne ne l'avait trouvé. Une éternité à cet age, d'autant que la duchesse ambacienne n'était plus une présence quotidienne lors d'une vie lorraine recemment entammée.
La fillette salua cependant avec toute la courtoisie nécessaire la baronne qui avait interpellé courtoisement le pilier paternel, avant de suivre ce dernier à l'intérieur..
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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Sybillee le Lun 16 Nov 2009 - 20:48

La jeune Hollandaise sourit vers le père de son amie et regarda ses deux enfants.

Et bonjour, je suis Sybilla.

Elle sourit vers les deux qui la semblaient un peu timides et puis elle s'adressa de nouveau au Duc.

Oui, je n'aime pas être trop tard. Allons-y donc...
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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Ingeburge le Lun 16 Nov 2009 - 21:15

Hans Magnussen, chevalier, décédé.
Svend Magnussen, mort-né.
Marghrete Magnusdotter, abbesse, vivante.
Mymy Magnusdotter, archevêque, décédée.
Elle-même...

Ne comprenait-il donc pas? Ne percevait-il pas où elle voulait en venir? Ne voyait-il pas pourquoi elle parlait de trahison? Manifestement pas puisqu'il s'énervait, ne cherchant pas à s'interroger sur ce qu'elle disait et sur ce qui justifiait le discours qu'elle lui tenait présentement.
Pourtant, qui mieux que lui aurait pu comprendre? Ne se piquait-il pas de sciences héraldiques? N'avait-il pas rédiger le nouvel arbre de leur famille? Il aurait dû comprendre et mieux, il aurait dû anticiper. Cela aurait évité cette conversation pénible et pourtant nécessaire car il ne s'était pas rendu compte des conséquences de ses choix.

Toujours aussi glaciale, elle l'écouta lui répondre. Håkon, face à elle, explosait, littéralement, revenant pour exprimer ce qu'il ressentait à cette langue maternelle dont elle ne se servait pas. Elle sourcilla quelque peu, ne s'attendant pas à une telle réaction et n'ayant même pas envisagé que son neveu puisse se comporter ainsi. Elle l'avait toujours vu si calme, si placide, opposant une circonspection devant toute chose. Du moins, c'est ainsi qu'elle le voyait et c'est ce qu'elle s'imaginait et à le regarder entrer en fureur, elle se demanda à quel point elle ne le connaissait pas. Ils étaient tous les deux semblables, mutiques et affichant peu leurs sentiments, comment dès lors réussir à se parler et donc à se comprendre.
Certaines des piques qu'il lui lança la touchèrent, d'autres l'irritèrent davantage qu'elle ne l'était déjà.

Elle dédaigna le bijou qu'il lui tendait, refusant de s'en emparer et c'est fidèle à son habitude qu'elle rétorqua quand il eut fini :

— Envie et colère... êtes-vous certain d'être dans les dispositions requises pour prononcer vos vœux?
La question n'en était pas vraiment une, mais elle ne pouvait pas laisser passer les accusations qu'elle estimait injustes qu'il lui avait lancées :
— Je dois dire que je suis stupéfaite par ce discours que vous me tenez. Ainsi, vous estimez que je vous traite en fardeau... Mais si tel était le cas, vous aurais-je demandé de me suivre en Bourgogne après avoir quitté la Provence? Et vous aurais-je mis en garde contre les déceptions que vous rencontreriez en Berry et que vous n'avez pas manqué de connaître? Ce sont là quelques exemples parmi d'autres.
Quant à ma proximité avec Ellesya...

Elle eut un geste agacé de la main.

— J'y reviendrai, soyez-en sûr, mais intéressons-nous à ce qui m'importe notre famille. Je ne dis pas que d'entrer dans les ordres amoindrirait notre prestige... non. En l'occurrence, vous auriez été le cadet, j'aurais accueilli cette nouvelle avec l'enthousiasme qui lui sied. Le fait est que je croyais à une lubie de votre part et que je n'ai pas cherché à orienter votre choix. J'espérais, bien naïvement il faut croire, que le changement d'air vous ferait voir les priorités. Manifestement, vous vous entêtez et cela, je l'ai su par cette missive qui aurait dû être écrite de votre main. Et que devais-je faire? Quitter toutes affaires cessantes la Bourgogne pour vous livrer le fond de ma pensée? Ou, au moins, vous faire connaître mes sentiments par écrit? Je ne pouvais pas quitter le duché et ce que j'ai à vous dire, je veux que vous l'entendiez distinctement.
J'ai pour ma part agi comme je me devais de le faire : j'ai épousé un noble de haut lignage et je me suis employée à lui donner une descendance. Les circonstances ont fait que j'ai été ordonnée mais jamais il ne s'est agi d'un choix premier. J'avais déjà deux sœurs dans les ordres, notre famille devait, par mon truchement, pouvoir s'allier avec une autre de renommée équivalente.


Ingeburge se tut, sa déchirante énumération s'imposant à nouveau à elle.
Hans Magnussen, chevalier, décédé.
Svend Magnussen, mort-né.
Marghrete Magnusdotter, abbesse, vivante.
Mymy Magnusdotter, archevêque, décédée.
Elle-même...

Son regard se vrilla plus que jamais dans celui de l'adolescent et elle déclara d'une voix sourde :

— Par le devoir, c'est ainsi que l'on sert sa famille. Par le devoir.
Vous êtes libre de vos choix mais n'oubliez que vous êtes le dernier mâle de notre famille. Notre nom s'éteindra donc avec vous.
Alors, ne me demandez surtout pas de m'en réjouir.
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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Håkon le Jeu 19 Nov 2009 - 3:07

Håkon avait les yeux fixés sur le sceau toujours tendu. Le lion semblait se moquer de lui et le décor vacillait légèrement alors qu'un tournis insidieux le prit. Il avait toujours pensé que son choix ne poserait aucun problème à personne et qu'il serait même bien accueilli. A aucun moment il n'avait imaginé pouvoir être désavoué par sa tante à ce sujet. Il se rendait compte à quel point il avait été naïf. Il s'en voulait de n'avoir pas été prévoyant et avait la preuve que derrière les responsabilités et les manières il n'était qu'un enfant de nobles dont l'éducation n'avait jamais été terminée. Il savait que son père avait été militaire, que deux de ses tantes étaient entrées dans les ordres et même que sa tante Ingeburge avait été mariée et avait été ordonnée "sur le tard" mais n'avait jamais imaginé que cela ne soit pas un choix.

Comment l'aurait-il pu alors qu'il n'avait que peu entendu parler de sa famille expatriée lorsqu'il était au Danemark, que son père était souvent en voyage et que sa tante Marghrete n'était pas très bavarde hormis lorsqu'il s'agissait de parler des spécialités culinaires des Cours royales d'Europe ou de dogme aristotélicien. Il n'était qu'un grand enfant lorsqu'il avait quitté Assens et il s'était retrouvé plongé dans le monde réel et sa tante n'avait pas eu beaucoup de temps pour l'éduquer et sans doute ne l'avait-elle pas souhaité, privée de sa propre fille.

Il ouvrit la bouche mais le son mit quelques instants à revenir. Il referma sa main sur la bague. Il n'était plus en détresse ou énervé, simplement plongé dans une profonde réflexion dont les hésitations se répercutaient nettement dans sa voix.


- Le devoir. Je... je ne savais pas. Je n'ai jamais réfléchi à cela. J'ai été égoïste, mais par ignorance. Mon ordination, je la voyais comme un moyen de servir mon prochain, mes frères et mes sœurs. Je n'avais jamais cru que cela puisse nuire à qui que ce soit.

Je ne peux pas. J'ai décidé cela depuis tant de mois... J'ai eu des doutes et des pensées qui ne correspondaient pas à ma vie future mais j'ai toujours pensé que je cherchais inconsciemment la voie de la facilité et que je tentais d'échapper à la voie que je m'étais choisie par peur de l'épreuve que serait la vie monastique pour un jeune homme.


Ses confessions le firent rosir. Il n'avait pas l'habitude de parler de cela et sans doute pas avec sa tante.

- Vos paroles me montrent que d'autres responsabilités que celles que j'aie envers le Très-Haut sont les miennes. Je regrette de ne pas avoir fait montre du caractère de ma parentèle et de ne pas avoir su venir vous trouver avant ce jour. Je confesse bien humblement mes erreurs. Je sais à présent que je ne peux pas me faire ordonner si tôt et bannir le nom des Ahlefeldt des livres de noblesse pour les générations futures. Mon engagement envers le Très-Haut ne passera pas forcément par la prêtrise mais qu'il ne sera pas faux pour autant. Je m'engage déjà tous les jours pour Lui.

Je respecterais mon devoir envers notre nom et je fonderais une famille et aurais une descendance. Lorsque nous retournerons auprès de l'assistance, je présenterais mes excuses pour mon comportement et si cela vous agrée et que Ellesya le souhaite toujours, j'officierais pour la confirmation de son baptême. Après cela, je vous laisserais le soin de m'aider à choisir un parti que vous jugerez convenable et je ferais la cour à une demoiselle en vue d'un mariage. Je vous assure que je n'ai jamais cherché à vous décevoir et j'espère que le futur permettra de vous prouver que je fais honneur à notre nom.


Håkon espérait que sa position ne lui attirerait ni dédain, ni foudres de la part de sa tante. Il n'avait pas parlé de Sya mais il sentait le feu de son baiser sur ses lèvres à présent qu'il allait renoncer officiellement à la prêtrise et il se demandait comment son amie allait accueillir la nouvelle. Il craignait sa réaction. Il craignait également celle de sa tante, de son parrain -le vrai-, de son parrain -du temple-, des invités, de ses connaissances. Heureusement, la leur aurait quelque chose de moins intime. Sa tante aurait certainement rugit en entendant cela et aurait dit que cela confirmait qu'il ne la considérait pas comme un membre de sa famille, mais il restait un jeune homme pur et qui venait juste de goûter aux joies et aux peines de l'adolescence.
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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Ingeburge le Dim 29 Nov 2009 - 19:28

[Dehors — mais on rentre, hein^^ — mais pas sur le parvis]

Et réjouie, elle ne l'était certainement pas. Déjà qu'en temps normal, ce n'était pas la joie de vivre qui se lisait sur son visage marmoréen, alors, aujourd'hui, en ce mercredi de novembre où elle craignait d'assister à la mise au tombeau de sa famille, sa mine n'était pas des plus enjouées. Sourcils froncés, regard glacial, elle attendait une réaction de son neveu maintenant qu'elle avait clairement exprimé son avis et les raisons le justifiant.

La réaction vint, petit à petit, tant l'adolescent semblait plongé dans des abîmes de perplexité. Visiblement, il n'avait jamais abordé la question de son ordination sous cet angle, il s'était attaché à cette idée sans prendre en conséquence, ou tout du moins les conséquences pour le reste du monde car pour lui, il les connaissait, sans nul doute possible. C'est ce qu'il exprima d'ailleurs mais elle ne se dégela pas pour autant, attendant la suite, sans impatience aucune.

Il aborda ensuite cette question des conséquences pour lui et elle tiqua quelque peu, elle à qui la chair répugnait tant et ne pouvant décemment imaginer que lorsque l'on avait choisi de se donner entièrement au Très-Haut, l'on pouvait être tenté. Elle le savait pourtant, n'étant point dupe mais elle préférait l'occulter, préférant croire que tout le monde faisait en la matière preuve de la même détermination qu'elle. Elle ne préféra pas relever, les mots prononcés ne lui suffisant que trop et elle en se sentait d'ailleurs pas en mesure de faire montre d'empathie, ce que Håkon avait abordé lui était totalement étranger. Pourtant, Dieu savait combien d'hommes avaient tenté de la circonvenir, elle leur avait accordé autant d'attention qu'à une fourmi, restant insensible et se refermant davantage quand elle entrevoyait ce qui lui était dit. Non, de cela, son neveu en parlerait avec son confesseur.

Finalement, en mots clairs et semblant définitifs, Håkon décida de se rallier à ses positions et elle le regarda, quelque peu étonnée. Plus de cris, plus de rancœur, il acceptait tout sans protester, sans se rebeller. Elle n'en ressentit aucune culpabilité, n'ayant jamais eu l'intention de lui faire changer d'avis. C'est pourquoi elle demanda prudemment :

— En êtes-vous sûr? Il vous suffit d'entrer là pour accomplir ce qui me semblait être un projet de longue date.
Elle se mordilla la lèvre et ajouta :
— Comprenons-nous bien, ce changement de cap ne peut que me convenir, il est conforme à mon opinion mais ce projet de vous faire ordonner, il était vôtre depuis plusieurs mois maintenant. Je veux seulement être convaincue de votre volonté car je ne veux pas que dans quelques mois, vous reveniez sur les propos que vous venez de tenir.

La duchesse regarda un instant le ciel d'automne puis elle déclara :
— Rentrons maintenant, nous n'avons que trop tardé. Je vous laisse le soin d'informer votre parrain et Ellesya de votre décision mais je ne saurais trop vous conseiller de vous contenter de déclarer que votre cérémonie est remise sine die. Il est important que vous interrogiez votre esprit et votre cœur en profondeur avant de prendre une orientation qui devra être définitive.

Puis, prenant sur elle, elle tendit son bras afin que son neveu la raccompagne à l'intérieur de la sacristie.
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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Håkon le Dim 6 Déc 2009 - 14:57

Håkon était plongé dans un océan d'incertitude, en pleine tempête. Il avait l'impression de se noyer et sa respiration était très légèrement sifflante même si lui avait l'impression d'être une cornemuse en pleine action. Sa tête le tournait et il avait du mal à réfléchir et il devait s'avouer que la réaction -ou plutôt l'absence de réaction- de sa tante ne lui facilitait pas la tâche. Il expira lentement et profondément puis la regarda droit dans les yeux, on lui avait appris qu'il fallait regarder les gens dans les yeux en leur parlant et il s'efforçait de suivre cette leçon autant qu'il le pouvait malgré le regard de sa tante. Il ne se doutait pas à quel point le sien pouvait lui ressembler lorsqu'il n'était pas d'humeur.

Pour l'instant il était troublé et incertain. Il venait de révoquer le fil rouge de sa vie depuis des mois. Il ne savait pas ce qu'allait en penser Sya et il ne savait pas ce qu'il en penserait dans quelques mois. Il ouvrit la bouche et sa voix fut étonnamment grave mais claire.


- Ma Tante, je suis certain de ma décision. Je n'avais pas vu la situation de cette façon et je n'aurais pas eu d'autre réaction que celle d'aujourd'hui si j'en avais été conscient auparavant. Je suis jeune et j'aurais la possibilité plus tard de me faire ordonner si telle est ma voie. En attendant, je peux et je vais continuer à servir l'Église tel que je le fais actuellement.

Håkon eut le regard attiré par un rapace qui volait dans le ciel alternant les piquées et les planages. Il se demanda si c'était bien un faucon qu'il voyait mais il n'en était pas certain. Ses connaissances en biologie n'étaient pas excellentes. Il se promit de se renseigner. Regardant à nouveau sa tante, il s'inclina et écouta ses dernières paroles, après quoi il prit son bras -n'était-ce pas là leur second contact physique depuis deux ans qu'il était arrivé de leur Danemark natal et qu'elle l'avait ramassé sur le bord d'une route- et la raccompagna à l'intérieur de la sacristie où Son Éminence Aaron terminait de se préparer avec l'aide de son amie.

Il adressa un léger sourire à celle-ci et s'inclinant devant Aaron lâcha le bras de sa tante et fit signe à Ellesya de le suivre un peu plus loin dans la sacristie, près de la fenêtre où il avait revu sa tante. Une chose était certaine, ses relations avec sa tante en seraient sans doute facilitées... non pas qu'elle change il n'en attendait pas tant et n'en avait pas vraiment besoin mais le fait qu'elle ait pu lui parler d'eux, de leur famille, de ses responsabilités envers celle-ci ; elle avait rempli un vide béant depuis le décès de ses parents. Il se tourna et plongea son regard dans celui de sa plus proche amie.
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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Ellesya le Dim 6 Déc 2009 - 18:42

[Sacristie]

Aaron était presque fin prêt (si si, il est silencieux parce que trop occupé à s'apprêter What a Face), Sya le laissa donc à ses finitions et suivit Hakon, intriguée. Pas vraiment inquiète puisque contrairement à toutes ses prévisions, le neveu et la tante étaient revenus ensemble. Certes pas riant comme larrons en foire, mais tout de même bras dessus bras dessous!

La voici donc un peu à l'écart avec Hakon, de plus en plus curieuse et attentive malgré la vague nauséeuse lui rappelant sa beuverie de la nuit.


Alors? Qu'est ce qu'il y a?
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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Håkon le Lun 7 Déc 2009 - 20:16

Håkon paraissait un peu perdu. Il regarda par la fenêtre puis se tourna vers son amie. Il prit la parole d'une voix plus grave que d'habitude. Elle avait un teint grisâtre qui lui donnait envie de rire mais le poids de son annonce et la peur de sa réaction le faisaient rester sérieux. Il commença à parler lentement, comme hésitant.

- Je ne vais pas me faire ordonner, Ellesya. Nous aurons le temps d'en parler plus tard et je t'exposerais toutes les raisons. J'ai parlé avec ma Tante et elle m'a exposé son point de vue. Je dois prendre mes responsabilités. Je te présente mes excuses pour avoir gâché cette journée mais je souhaite toujours officier pour ta confirmation si tu le veux.

Il se balançait légèrement d'une jambe à l'autre, ne tenant plus en place et n'ayant qu'une envie, celle de fuir se cacher. La gêne le fit baisser les yeux en attendant que son amie ne réponde. Il devrait ensuite aller rejoindre son parrain mais il n'y pensait pas pour le moment, absorbé comme s'ils étaient seuls par la conversation qu'il avait avec sa confidente. Pour tous dans cette pièce cela pouvait sembler futile mais pour eux, après ce qui s'était passé plus tôt dans la journée quand ils étaient seuls, cette décision pouvait mettre un mur entre eux, ce qu'il craignait par-dessus tout.
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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Ellesya le Lun 14 Déc 2009 - 23:45

Sya tombait des nues. Ses sourcils se froncèrent et ses lèvres se serrèrent avant de délivrer une réponse qui ne vint pas.
La surprise et la perplexité se lisaient sur son visage. Ses bras se croisèrent sur sa poitrine alors que son regard métallique scrutait le visage d'Hakon pour y lire les réponses à ses interrogations.


Et bien, tu fais ce que tu veux de ta vie. J'espère juste que tu ne le regretteras pas et que tu sais bien ce que tu fais.

Je suis étonnée. Je croyais que c'était vraiment la voie que tu t'étais choisi.


Elle n'osa demander si ce qui s'était passé avant l'arrivée de sa Marraine avait un lien, si il en avait parlé avec elle. D'ailleurs, à cette pensée, elle glissa un regard vers Inge. Elle aurait certainement les réponses par la suite. Ils avaient assez pris de retard ainsi. Les gens devaient s'impatienter dans la collégiale.
Pensive, elle suçota sa lèvre inférieure, lui rendant un joli rouge carmin.


Tu m'expliqueras plus tard... tu n'as rien gâché de la journée. Je vais juste devoir mettre la curiosité à rude épreuve avant d'avoir les raisons de ce revirement de dernière minute. Je ne comprend vraiment pas.

Dommage qu'elle ait attendu le dernier instant pour "te donner son point de vue" comme tu dis. Et que ta décision fut si peu ancrée pour que tu en changes au dernier moment. Enfin... j'imagine que si au vu de ce dernier point, peut-être est-ce mieux ainsi.


Elle oscillait entre mauvaise humeur, comme une espèce de déception au sujet du comportement de son ami, curiosité et inquiétude.
Elle sourit légèrement et força un changement de ton qu'elle voulut enthousiaste et suffisamment haut pour ne plus être considéré comme messe basse.


J'espère que tu officies quand même à la confirmation de mon baptême ! Pour une fois que nous sommes tous réunis.
D'ailleurs, sommes nous tous prêts?

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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Ingeburge le Sam 2 Jan 2010 - 20:48

A nouveau plongée dans ses songeries, Ingeburge pénétra dans la sacristie, remarquant à peine qu'il y faisait bien meilleur qu'à l'extérieur et ne regardant pas plus le mondain Aaron absorbé par son habillage. Elle se sentait bien lasse tout d'un coup, fatiguée de devoir s'expliquer et de devoir se justifier. Elle choisit donc, après s'être découverte et avoir ôté sa mante, de reprendre sa place dans le fauteuil qu'elle avait occupé tantôt et s'adonna au même rituel que précédemment, retirant ses gants avec application.

Le Vicomte de Givry achevait sa toilette, avec le soin et la lenteur (et toc^^) qui le caractérisaient. Ellesya avait d'ailleurs délaissé son parrain quand Håkon était revenu, certainement désireuse de connaître la teneur de l'entrevue qui venait de se dérouler dehors.

Ingeburge observa alors les deux adolescents, si proches mais pourtant si différents. Ellesya, volubile, vive et enjouée; Håkon, mutique, réservé et taciturne. Le contraste la frappa comme le fait qu'Håkon était bien de la famille. Le garçon semblait gêner, comme si l'aveu lui en coûtait mais il ne pouvait se dérober, la jeune Louveterie elle semblait perplexe. Le regard des deux duchesses se croisèrent, un bref instant, quand la lus jeune des deux je ta un coup d'œil à son aînée. Ingeburge ne réagit pas, toujours songeuse, l'instant fut d'ailleurs des plus brefs.

L'échange dura encore mais elle n'y prêtait guère plus attention, cherchant à faire le vide dans sa tête. Ce fut l'intervention de petite Valkyrie qui la fit revenir au présent et Ingeburge la regarda à nouveau, intriguée par la tonalité de la voix d'Ellesya.
La suzeraine bourguignonne observa ensuite Aaron et répondit :

— Mais bien sûr, nous le sommes.

Elle se leva et se dirigea vers la table où elle avait déposé son sac. Puis, s'approchant de son confrère, elle demanda, amusée :
— Chef?
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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Aaron le Dim 3 Jan 2010 - 8:46

Coincé, il était coincé dans la dentelle de sa soutane… Un trou, il fallait viser un trou. La tête ? Non, là c’est le bras ! D’abord la bague, puis les cheveux,… Il allait étouffer ! Sa chère filleule avait beau crier « Par ici », « Dépêchez-vous », « On vous attend », … rien n’y faisait, il ne trouvait pas plus vite le trou… de la soutane ! Enfin il y arriva…

Navré pour tout ce retard ma chère, mais ouf, je n’en peux plus ! Mais je saurais me faire pardonner…

Il termina de s’apprêter, remettant ses cheveux tant bien que mal, se frotta un peu le visage pour tenter de refroidir ses joues rougies par la chaleur de dessous la la robe… La cardinal, son petit et Ellesya étaient enfin réunis dans la sacristie, ce n’était pas trop tôt ! La nouvelle duchesse « sonna la petite cloche du commencement »… Nous étions enfin près ! Et la bourguignonne de renchérir par un « Chef ? » auquel le vicomte répondit naturellement !

Évidemment, je vous attend !

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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Håkon le Sam 9 Jan 2010 - 12:51

[Pardonnez mon "absence" je vous prie... je suis dans un passage à vide niveau RRs...]

Håkon eut une moue et, sachant qu'une dure discussion l'attendrait en aval préféra s'avancer vers la porte menant à la collégiale proprement dite pour accompagner les autres participants à l'importante cérémonie qui allait se dérouler en ce jour. Il eut un long soupir et tentant de dominer son cœur qui semblait vouloir sortir de sa poitrine. Il eut un dernier regard vers sa tante et se dirigea vers l'antichambre puis vers l'autel duquel il officierait. Il n'était pas très à l'aise et bien que sa décision ne le perturbe pas plus que cela, le regard des autres et surtout de ses proches lui semblaient importants. Il aurait décidément beaucoup à dire à son confesseur... et qui serait-il d'ailleurs ? Il se promit d'y réfléchir à tête reposée dès la fin de l'office. Il se tourna vers les personnes assemblées. Il devait à présent annoncer qu'il renonçait au sacerdoce.

- Je vous prie de vous installer. J'ai décidé après réflexion et pour des raisons qui me sont propre de renoncer à me faire ordonner en ce jour. Je continuerai à servir le Très-Haut de toutes les façons possibles mais la prêtrise se refuse à moi pour le moment. Je reporte donc ce moment tant que la situation tant que la situation ne sera pas clarifiée.

Je vous invite donc à passer directement à la confirmation du baptême de Sa Grasce Ellesya de la Louveterie que j'officierai de par ma charge de Chapelain de cette collégiale. Si Leurs Éminences Ingeburge et Aaron veulent bien s'approcher, de même que Sa Grasce Ellesya, nous allons pouvoir commencer.

Confessons nos péchés au Très-Haut.


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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Ellesya le Mar 12 Jan 2010 - 14:57

Ellesya prit le bras de son oncle et l'accompagna jusqu'aux rangées où se trouvaient leur place. Elle en profita pour saluer chaleureusement chaque personne s'étant déplacée, bien qu'elle n'ignorait pas que nombre des présents s'attendait à voir l'ordination d'Hakon.
Elle terminait justement son tour des salutations lorsque son cher chapelain prit enfin la parole et l'invita à s'approcher.

Avant d'approcher à l'invitation de son ami, elle s'agenouilla sur son prie-dieu et répéta la coutumière demande de pardon, sincère en son for intérieur.


Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis, parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi. Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés.


Enfin, elle releva le menton, replaça une mèche et s'avança auprès de ses proches cardinaux.
D'un discret signe du chef, elle signifia à Hakon qu'elle était prête pour renouveler sa volonté d'appartenance à la communauté des fidèles.

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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Invité le Mar 12 Jan 2010 - 18:22

Abasourdi ! L'inquisiteur était abasourdi aux propos qu'il venait d'entendre ! Depuis qu'il avait la sacristie, de longues minutes s'étaient passées, sans que l'on sache ce que pouvaient faire les gens dedans. Et voilà que le chapelain renonçait à son ordination. De toute manière, celui-ci ne laissa pas réfléchir l'assemblée et commença la cérémonie. Graoully n'eût donc qu'à reprendre la confession avec le chapelain, observant en même temps les deux prélats et sa nièce rejoindre l'officiant.

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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Håkon le Ven 22 Jan 2010 - 13:05

Håkon poursuivit donc pour ne pas mettre trop -enfin pas plus que ça- en retard la cérémonie. Il se tourna vers l'assemblée des fidèles et levant les mains reprit la parole.

- Tournons-nous vers le Très-Haut et prononçons ensemble le Credo, réaffirmation de notre foi commune.

Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

AMEN
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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Ellesya le Ven 22 Jan 2010 - 19:12

Aucune messe n'était vraiment une routine, mais, aujourd'hui, la jeune duchesse mit encore plus de ferveur dans l'affirmation de sa foi.



Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant, Créateur du Ciel et de la Terre, Des Enfers et du Paradis, Juge de notre âme à l'heure de la mort.
Et en Aristote, son prophète, le fils de Nicomaque et de Phaetis, envoyé pour enseigner la sagesse et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.
Je crois aussi en Christos, Né de Maria et de Giosep. Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis. C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce, Il est mort dans le martyre pour nous sauver. Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Trés-Haut.
Je crois en l'Action Divine; En la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible; En la communion des Saints; En la rémission des péchés, En la Vie Eternelle.
Amen.


Cela étant dit, elle releva le regard vers Hakon s'évertuant à ne pas repenser à la sacristie.

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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Ingeburge le Sam 23 Jan 2010 - 17:07

Passant outre la mauvaise foi caractérisée et caractéristique du Nagan, Ingeburge se dirigea vers ledit gonflé personnage et lui prit le bras, sans façon afin de le tirer hors de la sacristie. Il ne manquerait plus qu'il se perde à nouveau dans la contemplation de son reflet ou ne se mette à s'endormir comme le parfait petit vioque qu'il était et elle devait donc veiller à ce qu'il ne tombe dans l'un de ses travers au détriment d'une cérémonie déjà bien assez surprenante sans même avoir commencé pour continuer sur ce chemin tangent.

Donc, agrippant fermement son prisonnier du jour, la duchesse emboîta le pas de Håkon et Ellesya qui s'étaient rendus dans la collégiale afin d'y débuter l'office qui verrait la petite Valkyrie confirmer ses vœux... et puis, c'est tout. Le chapelain venait en effet d'annonce à l'assistance réunie et ayant pris place dans les travées que de cérémonie d'ordination, il n'y aurait point. Petit moment de saisissement sous les voûtes mais déjà la messe est lancée et Ingeburge, traînant toujours son chef empourpré, s'approche à l'invitation de l'officiant.

A genoux la vilaine, à genoux, la pas belle, à genou la fidèle pour reprendre la demande de pardon :

— Je confesse à Dieu Tout-puissant,
A tous les Saints,
Et à vous aussi, mes Amis,
Parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.
Je supplie tous les Saints,
Et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi.
Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés.
Amen.


Puis le credo :
— Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.
Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.
Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.
Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

Amen.
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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Aaron le Sam 23 Jan 2010 - 19:53

Subitement, il fut vivement tiré par un bras fort aventureux qui le saisit par le poignet et le tira hors de la sacristie pour assister à l'office. Il suivit ainsi forcé le "couple" de confirmant qui allait passé devant Dieu non pour s'unir l'un à l'autre mais pour s'unir au Créateur dans la confirmation de leur baptême. Sans qu'il ne put dire mot, on le fit asseoir.

Il fallait réciter maintenant le credo ! Devait-il attendre qu'on lui ouvrit la bouche pour commencer ou pouvait-il prendre l'initiative lui-même? Il opta pour la seconde, en offrant un joli sourire malicieux à sa consœur !


Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.
Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.
Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.
Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible;
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Amen !

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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Håkon le Lun 1 Fév 2010 - 11:03

Håkon s'avança vers le pupitre supportant le Livre des Vertus et chercha une page en particulier. Il la lut alors en regardant son amie principalement, mais aussi parce qu'il le fallait bien un peu l'assistance, sa tante et SE Aaron. Ce passage, il ne l'avait pas choisi comme il ne choisissait que rarement les passages lus lors des offices qu'il menait. Il connaissait suffisamment le Dogme pour savoir ce qu'il aurait à lire.

Hagiographie de Saint-Georges a écrit:La foudre s’abattit tout près de là. Terrorisés, les enfants se blottirent encore plus dans les bras de leurs mères. Celles-ci pleuraient, implorant pitié au Très Haut. Les hommes s’invectivaient, s’attribuant l’un à l’autre la responsabilité des événements. Cela faisait six jours que les éléments se déchaînaient sur la ville d’Oanylone, avec la rage des premiers temps du monde. Un ciel noir d’encre, lourd de menaces, pesait de tout son poids sur la ville maudite. Parmi le petit groupe qui s’était réfugié dans la réserve de blé, depuis longtemps vidée, la peur côtoyait la colère, la fureur et le désespoir. On pouvait voir un homme qui avait cessé de rire de Dieu lorsque Celui-ci avait annoncé la destruction de la ville. Et cette femme ressassait sans cesse, avec honte, ses orgies luxurieuses avec tant d’hommes et de femmes qu’elle n’était pas arrivée à les compter. Ou encore ce jeune homme, qui avait prit le plaisir immonde de fracasser le crâne de son petit frère, et qui, maintenant, tentait de se racheter en rassurant les enfants rassemblés dans la minuscule pièce. Tous savaient pourquoi ils étaient punis, mais aucun n’osait l’avouer, certains cherchant même à en rejeter la faute sur les autres, dans l’espoir vain de faire oublier ses propres péchés.

Une bourrasque terrible vînt enfoncer la porte, emplissant le frêle bâtiment d’un vent glacial. Ses fondations tremblèrent lorsque le tonnerre répondit à l’éclair, d’une puissance assourdissante. Et le silence se fit. Certes, la tornade rugissait et le tonnerre grondait, mais cela faisait déjà six jours que les habitants d’Oanylone ne connaissait plus que ça. Non, le silence n’était pas celui de la nature, mais bel et bien celui des humains. Car les réfugiés s’étaient tus, paralysés par la terreur, en voyant l’ombre qui se découpait dans l’encablure de la porte. Un homme, si grand et si massif qu’il devait se courber et resserrer les épaules pour entrer, s’approcha d’eux. La pénombre laissait deviner son visage rugueux et sa barbe drue. Sa volumineuse chevelure argentée lui donnait un air de sagesse, contrastant avec la largeur de ses mains, qui semblaient être capable de réduire en poussière même la plus dure des pierres. Son regard bleu pâle, usé par le temps, semblait tout de même garder au fond de lui une joie enfantine. Le colosse était habillé d’une chemise rapiécée et usée par les affres du temps. Un grand morceau de toile, enroulé autour de ses jambes, témoignait de sa condition de défavorisé. Il laissa apparaître un léger sourire et tous les réfugiés soupirèrent de soulagement. Puis il laissa entendre sa voix caverneuse :


- Quand il n’y a plus d’espoir, il reste toujours l’amitié.

Alors, une vielle femme, au regard dur, à la volonté de fer, s’avança vers lui et lui demanda :

- Et toi, l’étranger, es-tu venu en ami? Car il est en cette cité des hommes et des femmes dont la parole est de miel mais dont les actes sont comme le venin. Ils vivent sur des montagnes d’or, et ne désirent rien d’autres que de s’élever encore plus dans leur fol quête de butins. La vie de leurs semblables leur importe peu, tant leur soif de trésors les dévore.

- Je sais, répondit l’homme.

- C’est pour cela que je viens à vous. La richesse du coeur ne peut être égalée par les richesses de ce bas-monde. Emporteront-ils leurs montagnes d’or dans l’autre vie?

- Non, certes pas, lui répondit la vielle dame.

- Mais les richesses du monde nous sont-elles à jamais interdites? Devons-nous nous réduire à vivre tels des animaux pour honorer la richesse de l’âme?

- La vie vous a-t-elle appris à renier votre main gauche pour employer la droite?
, demanda l’homme.

- Il en est de même pour les trésors que Dieu a créés pour nous. Que les richesses matérielles soient vôtres, car Dieu, par amour pour Ses enfants, nous en a fait don. Mais n’oublions jamais qu’il n’est pas de plus beau trésor que l’amitié.

Alors, un jeune homme se dressa et lui demanda :

- Mais qui es-tu, toi dont les paroles sont emplies de sagesse?

- Mon nom est Georges
, répondit-il.

A la fin de la lecture, il attendit un instant que tout le monde ait le temps d'apprécier ces paroles puis se tourna vers les trois autres protagonistes.

- A présent, je vous demande de bien vouloir me suivre jusqu'au baptistère, pour procéder à la confirmation.


Dernière édition par Håkon le Mer 3 Fév 2010 - 13:12, édité 1 fois
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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Ellesya le Mar 2 Fév 2010 - 22:39

Sya écoutait avec une grande attention les mots qui s'échappaient de la bouche de son ami. Un sourire ténu irradiait sur ses traits.
Et bizarrement, dans la peau des deux intervenants du texte, elle y mit les visages de deux personnages dignes des textes anciens, selon elle.
En premier, son père de coeur, Kreuz. Son regard clair, usé. Sa carrure. Ce qui émanait de lui aux yeux de l'enfant qu'elle était. La différence étant qu'il lui manquait un avant-bras... Oh Tyr... comme tu me manques...
Dans la femme aux yeux "au regard dur, à la volonté de fer", ce fut les traits de sa génitrice qui se dessinèrent à son esprit.
Même les paroles, elle s'imaginait bien les entendre de leur bouche... mais leurs bouches étaient closes depuis des années maintenant. Son coeur se serra et le texte judicieux prit fin.

Accompagnée d'Aaron et Ingeburge, elle s'approcha du baptistère, cherchant sans succès quelques bribes de souvenirs de son baptême à Vouvray.

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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Ingeburge le Lun 8 Fév 2010 - 20:46

[Mode appel du pied^^]


La Duchesse de Bourgogne — et oui, nous sommes encore et toujours le quatrième jour du mois de novembre de l'an de grâce MCDLVIII — s'était bien entendu avancée vers le baptistère quand le chapelain qui n'était autre que son neveu l'avait conviée à le faire comme il avait adressé l'invitation à Ellyesa et Aaron.
Parvenue vers la cuve emplie de l'inévitable eau bénite, elle fixa son regard opalin sur son neveu qui n'était autre que chapelain, attendant la suite, l'anxiété la gagnant... elle n'aimait rien tant que de ne pas savoir ce qui allait se produire. Et comme à chaque fois qu'elle craignait les événements futurs, son imagination se mettait à galoper, à bride abatttue... Son esprit fertile fourmillait donc déjà d'hypothèses-catastrophe :
- Ellesya allait-elle plonger ses pinceaux dans le baptistère en vue de se mettre à enluminer?
- Aaron allait-il s'y pencher afin de s'y désaltérer?
- Ingeburge allait-elle décider de faire trempette, en grande passionnée des bains qu'elle était?
- Håkon, pris d'un coup de sang, allait-il noyer la Petite Valkyrie?

En fait, non, point d'appréhension de la part de la Prinzessin qui savait exactement à quoi s'en tenir. Elle regardait donc Håkon, attendant de son bel air tranquille que celui-ci poursuive la cérémonie.

Allez nevø, tu peux le faire. Yes-you-can.
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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Håkon le Jeu 18 Fév 2010 - 15:39

Håkon avait passé un temps impensable à préparer cette cérémonie mais il se retrouvait ridiculement gêné en raison d'un trou de mémoire. Comment faire pour ne pas paraître ridicule lorsque l'on est officiant et plus foutu de se rappeler du serment du baptisé autrement qu'en danois tout en sachant pertinemment que seule la grande dame en noir va le comprendre ce qui ne sert à rien ?

Eh bien il n'y a aucune solution.

C'est ainsi que Håkon resta à regarder ses vis à vis sans piper mot. Il ne savait plus que faire et sentait bien que le ridicule s'instaurait dans la place. Il allait devoir retourner au pupitre ou avoir une illumination. C'est ainsi qu'il se souvint.

Avec la voix encore cassée, il reprit la parole un peu gêné d'avoir fait patienter durant toutes ces minutes l'assemblée. Cette journée semblait s'allonger de manière dramatique et il ne doutait pas que plus elle durerait, plus elle lui serait pénible. Il avait du mal à mettre de coté les péripéties pour se concentrer sur le simple bonheur que lui procurait le fait d'officier à la confirmation baptismale de son amie la plus proche.


- Ellesya, répète après moi le serment du baptisé qui te lie à la grande famille aristotélicienne.



Il lui sourit pour l'encourager.


Dernière édition par Håkon le Jeu 18 Fév 2010 - 22:08, édité 1 fois
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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Ellesya le Jeu 18 Fév 2010 - 16:44

Sya posa sa main sur son coeur. Sous l'étoffe de sa tenue, contre sa peau, était tenue cachée la croix d'Aristote de Kreuz qu'elle avait reçu lorsqu'il avait quitté ce monde. Elle eut encore une pensée pour la Baronne Oya et le Chevalier Wanou, ses premiers parrain et marraine, alors qu'elle ne faisait encore que babiller dans ses langes. Ils étaient depuis longtemps dans la tombe, à tel point qu'elle n'avait aucun réel souvenir d'eux.
Aujourd'hui, les deux personnes qui l'aidaient et l'accompagnaient sur le chemin de la foi avaient été choisie par son coeur et son âme et non par ses défunts parents.
Finalement, jamais le Très Haut ne l'avait laissée vraiment seule malgré les deuils qui avaient jalonné sa vie. Elle sourit simplement à Aaron et Ingeburge avant de répondre à Hakon.
D'une voix empreinte de sérénité et de gravité à la fois, le serment fut prononcé.


Je reconnais en Dieu le moteur du monde, la pensée suprême et la cause efficiente et finale du monde.

Je reconnais l'Eglise Aristotélicienne comme mon guide dans la connaissance de Dieu
et je jure de lui rester fidèle ainsi qu'à son autorité, seule représentante sur terre de l'être divin.

J'accepte tout cela de ma propre volonté pour le salut de mon âme
en vue de ma résurrection près de Dieu dans la contemplation éternelle de Sa beauté.

Je désire que mon nom apparaisse comme baptisé et serviteur de Dieu tout puissant.

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Re: Quand les inséparables rencontrent Aristote...

Message par Håkon le Jeu 18 Fév 2010 - 19:23

Il eut le plaisir de voir qu'il avait prononcé les mots en français et que son amie n'avait pas l'air trop énervée. Il enchaîna rapidement en plongeant le bout de sa main dans le bénitier et en traçant un signe de croix sur le front de son amie.

- Ellesya, je te baptise au nom de l’Église Aristotélicienne et au nom du Très Haut, pour l’amitié de tous les Saint et pour l’amour du Père de l’Humanité.

Sans acolyte ni oblat, il attrapa le briquet placé sur une tablette près du bénitier et alluma un cierge.



Tendant le cierge à Sya avec la médaille cyan ornée de la couronne de laurier des théologiens.



- Ellesya, voici la lumière qui te guidera, avec ton parrain, Son Éminence Aaron de Nagan et ta marraine Son Éminence Ingeburge von Ahlefeldt-Oldenbourg durant toute ta vie, porte également ce symbole pour montrer ton appartenance à la communauté des fidèles théologiens de la Sainte Église. Te voilà chargée d'une double mission, celle de suivre la voie du Seigneur et celle de la montrer aux autres. Nous te souhaitons bon courage.

Il se tourna alors vers l'assemblée des fidèles et surtout des proches réunis pour la Duchesse des lieux.

- Accueillez comme une sœur celle qui vient de réaffirmer ses vœux envers le Très-Haut et soyez témoins de son appartenance à notre communauté.

Se retournant vers la tablette, il utilisa un second cierge pour fondre la cire verte sur le certificat de baptême de son amie et y appliqua son scel directement de sa main. Il le roula et le lui tendit avec un sourire.

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